La période de détachement du chaton

Classé dans : Le chaton — Wrote by admin on Mercredi, juillet 2nd, 2008 @ 19:15

Elle est essentielle pour l’équilibre des chats et arrive aux abords de la 12ème semaine. L’âge de rejet des chatons dépend de leur âge, de leur nombre et de leur caractère, de l’âge de la mère, de son mode de vie et de sa relation avec l’homme, du nombre de mâles adultes dans l’environnement et de la quantité de nourriture disponible.

Amandine ROULET

Comportementaliste pour chats (Paris et Île de France)

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La période de socialisation du chaton

Classé dans : Le chaton — Wrote by admin on Mercredi, juillet 2nd, 2008 @ 19:14

Avec l’ouverture des yeux débute la période de socialisation. Les chatons, en pleine possession de leurs cinq sens, sont prêts à découvrir leur environnement et les êtres qui y évoluent. Jusqu’aux environs de la 9ème semaine de vie, ils vont acquérir les expériences qui leur permettront de bien vivre en société (ce qui explique que les chatons adoptés précocement posent souvent des difficultés). La socialisation est aussi capitale dans la détermination de leur niveau d’émotivité, à partir duquel s’élaborent les réponses comportementales et en particulier l’agressivité. Celle-ci va être modérée au cours des jeux en famille (morsures et griffures). D’ailleurs, pour le chat comme pour toute espèce animale, l’isolement augmente de façon définitive son émotivité et son agressivité à l’âge adulte.

Après avoir étendu la reconnaissance de leur famille à l’espèce chat, les chatons vont apprendre à discriminer les proies et les espèces dangereuses. Il est important de développer la socialisation envers toutes les espèces qu’ils peuvent rencontrer : adultes, enfants, chiens, NAC … La socialisation a une espèce est réussie si le premier contact est agréable pour le chaton. Il est également essentiel qu’ils soient élevés dans un environnement physique diversifié. S’ils évoluent dans un milieu vide, leurs référentiels sensoriels seront bas et ils risquent d’avoir des difficultés à s’adapter dans un milieu complexe et stimulant : on parle de syndrome de privation (peur, anxiété). De même, des chatons très stimulés risque de ne pas se sentir bien dans un milieu pauvre.

Amandine ROULET

Comportementaliste pour chats (Paris et Île de France)

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La période néonatale du chaton

Classé dans : Le chaton — Wrote by admin on Mercredi, juillet 2nd, 2008 @ 19:12

A la naissance, les chatons, dépourvus d’autonomie, sont particulièrement fragiles.
Leurs premiers jours de vie se déroulent dans un environnement limité aux stimulations tactiles et olfactives et ils dépendent entièrement de leur mère (pour se nourrir, éliminer…) : un solide lien doit les rapprocher. L’attachement entre la chatte et ses petits, vital, se met en place dès les premières minutes de vie. Leur thermorégulation étant incomplète, les chatons vont se blottir les uns contre les autres et, pendant la première semaine, ils ne peuvent pas se déplacer. Par contre, si la mère est souvent dérangée, elle va les transporter fréquemment, ce qui peut leur être fatal. Entre le 7ème

et le 14ème jour, leurs yeux et leurs oreilles s’ouvrent, donnant une nouvelle dimension à leur environnement.

Amandine ROULET

Comportementaliste pour chats (Paris et Île de France)

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Le repas du chien

Classé dans : Chiens — Wrote by admin on Mardi, juin 17th, 2008 @ 17:43

Pour la plupart d’entre nous, le repas est un véritable moment de plaisir et de détente. Les repas du soir où la famille se réunit pour échanger après une dure journée de travail ou d’école ; les repas de fête où nous sommes heureux de nous retrouver autour de la table; les plateaux télé les soirs de grande fatigue; les dîners aux chandelles en amoureux ou même les déjeuners sur le pouce… ont pour nous un goût de convivialité, de plaisir ou de réconfort. Mais tandis que nous nous délectons, pour nos chiens c’est plutôt « tensions et frustrations à la sauce piquante » au menu !

En effet, lorsque nous passons à table le chien est bien souvent présent et assiste voire participe à notre repas. Comment vit-il ce moment ? Imaginez : Des odeurs délicieuses émanant des mets les plus délicats viennent vous chatouiller les narines alors que vous avez une faim de loup (c’est le cas de le dire !) parce que c’est bientôt l’heure de votre repas. Ces parfums subtils vous mettent l’eau à la bouche sans pouvoir accéder à cette nourriture que vous pouvez seulement sentir … Et oh ! Un morceau, que dis-je une miette, vient de tomber… Vite vite vite ! Vous vous précipitez pour l’engloutir ! Alors que vous vous apprêtez enfin à déguster ce mini trésor tombé du ciel un puissant « NON ! » retentit dans la cuisine, suivi d’un « A TA PLACE ! » (Ou autres variantes).
Gloups ! Vous prenez sur vous et résigné, vous vous dirigez hors de la cuisine quand, juste devant vous et à portée de gueule, apparaît un festin abandonné (le plat de restes ou encore mieux le poulet tout entier) ! Il est à vous, il vous a été laissé… Au moment ou votre mâchoire va se refermer sur ce précieux met, un hurlement retentit dans toute la maison « AU VOLEUR !!! » Décidément ces humains ! On ne vient pas de la même planète !

Le repas est un moment de tension pour le chien qui ne peut pas accéder à la nourriture comme il le souhaite. Les aliments humains sont extrêmement appétissants pour lui, bien plus que ses croquettes ou que sa pitance habituelle. Lorsque la nourriture tant convoitée devient enfin accessible (un morceau tombe par terre ou est donné) la tension vécue est encore plus forte et elle s’accompagne souvent de précipitation. Le but est d’accéder le plus rapidement possible à cette ressource tant qu’elle est disponible. Le chien est tendu, en alerte, hyper vigilant de tout ce qui pourrait tomber au sol ou lui être donné. Il semble parfois frustré, en attente, surtout s’il a l’habitude qu’on lui donne un morceau à chacune (ou presque) de ses demandes. Il ne cesse de nous solliciter et lorsque cela nous agace nous le repoussons… Ici s’ajoute une dimension sociale et relationnelle, capitale pour le chien. Lorsqu’il y a plusieurs chiens, la compétition engendrée par la simple présence de la nourriture (même non accessible) peut tout à fait conduire à un combat !

Attention donc ! La situation du repas est très dangereuse ! Elle est le siège de tensions et de frustrations, cocktail potentiellement déclencheur de conduites agressives. La réponse au stress engendré lors de cette situation dépend du chien (tempérament, histoire), de la relation entretenue avec son/ses propriétaire(s), des circonstances et du déroulement du repas (repas de famille, présence d’enfants, de personnes inconnues…). Quoi qu’il en soit soyez très vigilants !

  • Ne tentez jamais de reprendre de la nourriture à votre chien !
  • Ne punissez pas votre chien s’il « vole » : pour lui, ce qui est laissé lui est destiné.
  • Ne donnez rien à manger à votre chien pendant vos repas.
  • Dans l’idéal, un chien n’a rien à faire dans une cuisine lorsque nous y préparons la nourriture où lorsque nous y mangeons. Si votre chien sait rester seul, soustrayez-le à cette situation.

Si vous souhaitez obtenir des conseils personnalisés, adaptés à votre situation et à votre animal, prenez contact avec un Comportementaliste. Il vous aidera à gérer au mieux ce moment délicat des repas, pour le bien être de tous.

Julie Decompte Ethologue et comportementaliste

http://www.ethologue-comportementaliste.fr

Les colliers anti-aboiements - effets et conséquences -

Classé dans : Chiens, Les aboiements, Les comportements gênants du chien — Wrote by admin on Mardi, juin 17th, 2008 @ 17:13

Un chien qui aboie ou hurle est en pleine expression de son état émotionnel (par exemple : peur, colère, frustration, détresse de solitude) et de ses intentions (maintenir ou rétablir une distance acceptable, alerter son entourage d’une approche, faire savoir sa détresse ou son inconfort …)

Informant ainsi autrui du contexte dans lequel il se trouve, le chien « bruyant » n’est en rien à l’origine d’une manoeuvre délinquante, mais plus justement dans une réponse émotionnelle et comportementale à son environnement, au sens le plus large du terme.

Les divers matériels répressifs proposés à la vente

Des modèles de colliers avec réglage (ou pas) de divers degrés dits de « corrections électrostatiques », envoient au chien un signal sonore et une décharge punitive à la moindre de ses vocalises, source de stress à laquelle il ne peut échapper, même s’il continue d’avoir motif légitime (pour lui) d’aboyer.

Les appareils à jet de citronnelle qui expulsent ce répulsif autour du nez du chien qui aboie, sont tout autant nocifs que ceux qui envoient une décharge électrique. La substance adhère en effet au pelage bien après l’aboiement, agissant donc sans plus de rapport avec le signal qui l’a déclenché, et laissant le chien sans possibilité de se soustraire à cette odeur insupportable, pris entre ce qui le pousse à aboyer et ce répulsif qui lui gicle au museau sans plus le quitter !

Exercer de manière punitive et sans autre formalité, la contrainte d’une décharge électrique ou de substance répulsive sur ce qu’exprime l’animal, peut certes faire entrevoir une trêve immédiate dans les désagréments coupables, mais occulte de manière simpliste toutes les conséquences que peut avoir une telle répression des comportements.

N’agir qu’au niveau du symptôme (ici, les aboiements) sans chercher à travailler sur les diverses causes qui en sont à l’origine, dévoile le peu de cas qui est fait de l’animal lui-même, dans cette surenchère de stress qui lui est imposée.

On observe des peurs et recherches de moyens de fuite chez de nombreux chiens porteurs de ces colliers, ainsi que des déplacements du symptôme-aboiement, quand l’animal exposé à un stress prolongé et/ou permanent (les décharges punitives) se voit débordé dans ses facultés adaptatives, et se met, en réaction, à s’attaquer à son environnement.

Ces réflexes désordonnés pouvant prendre toutes formes inattendues (autant indésirables que parfois dangereuses) comme par exemple : creuser la pelouse ou déchiqueter les végétaux, ou bien agresser le visiteur inattendu, le congénère, le chat ou l’enfant qui court dans le jardin (malheureuses victimes associées par le chien aboyeur, au surgissement des décharges douloureuses).

On peut relater encore d’autres exemples de glissement de l’aboiement vers d’autres comportements, mais concernant cette fois l’usage parfaitement abusif d’un tel matériel répressif, sur les chiens enfermés dans la maison et vocalisant leur détresse de solitude et de séparation de leurs propriétaires.

Les décharges punitives empirent systématiquement le désarroi de ces chiens, en poussant certains à détruire portes, fenêtres et objets du mobilier, tout en conduisant d’autres jusqu’à la panique (bavant, urinant et/ou déféquant partout dans l’habitat).

Autant que les mésusages par des utilisateurs inexpérimentés, de possibles défaillances du matériel peuvent soumettre le chien à des décharges intempestives sans lien véritable avec ses vocalises, concourant ainsi à le sanctionner de manière aléatoire (et parfois disproportionnée) et sans plus de rapport avec le but recherché.

Faut-il ajouter que sur le plan physiologique, l’utilisation de ces colliers peut non seulement provoquer un état de détresse (et une grande diversité de conséquences comportementales) mais aussi causer de véritables blessures ou infections, au niveau du cou du chien.

Pour plus de respect du vivant

Ces constats commandent donc d’adopter une démarche plus responsable et respectueuse du bien-être animal, pour résolution des problématiques de nuisances sonores par aboiements.

Dans cette optique, une approche individuelle et spécialisée, menée au plus proche du chien et de son environnement familial, permet de bien cerner avec les propriétaires de l’animal, les diverses situations causant les nuisances. Seule une telle évaluation personnalisée et ses solutions associées, dans le respect de l’équilibre émotionnel de l’animal, réunissent les conditions d’éthiques auxquelles nous sommes tous convoqués.

Les divers professionnels confrontés aux demandes de solutions des propriétaires démunis face aux nuisances sonores causées par leur chien, ont donc le devoir d’élargir leur champ de conseils et d’interventions, à des mesures plus en adéquation avec le bien-être animal et le respect du vivant (avec l’espoir que la France en vienne prochainement à interdire l’usage de ce type de matériel répressif, comme la Suisse depuis 1999, à l’instigation des vétérinaires Helvètes)

Apprendre à son chiot à rester seul

Classé dans : Le chiot — Wrote by admin on Mardi, juin 17th, 2008 @ 17:06

Ce sont les premières nuits qui sont très difficiles pour le chiot, qui généralement vocalise sa détresse s’il est isolé sans aucune transition. Pleurs et aboiements auxquels on fini par céder, parce qu’insupportables la nuit aussi bien pour le voisinage que pour soi-même. Or, céder aux vocalises du chiot, lui apprend maladroitement qu’il faut aboyer pour obtenir !

Pour ne pas se trouver dans ce ficelage, il est préférable d’anticiper sur cette détresse vocale, en gardant le chiot près de soi la nuit dans son panier, et c’est en journée que l’on choisira de l’initier progressivement à être un peu seul dans une pièce, quand on est dans une autre.

Bref : pour ne pas précipiter un chiot dans un désarroi bien légitime, ne le laissons pas seul dès le lundi matin, quand on est allé le chercher à son élevage le samedi ! Organisons méthodiquement notre avenir avec lui pour une commune tranquillité.

1er temps : Initier d’abord la confiance

Le désarroi d’un très jeune chiot de 2 mois est très atténué, s’il reste dormir les premières nuits dans la chambre de ses maîtres (dans son panier et non dans le lit). Le fait de n’être pas isolé le rassure, il peut dormir (et ses maîtres aussi !) Pas de déambulations anxieuses en semant ses déjections partout, pas de pleurs ou hurlements…

Cette situation doit être provisoire, et il faudra savoir instaurer une distance en éloignant le panier jusque dans une autre pièce, pour assurer le futur bon équilibre du petit animal.

Un chiot acquis à 3 mois ou plus (et moins fragile émotionnellement qu’à 2 mois) peut ne rester que quelques jours dans la chambre, le temps d’évacuer le stress de son arrivée en terrain inconnu, et de tisser un nouveau lien d’attachement.

2ème temps : Initier ensuite à l’absence

Parallèlement, lorsqu’on est présent en journée à la maison, on peut vaquer à quelques courtes occupations dans une pièce en maintenant le chiot dans une autre, afin de l’exercer à la solitude. Le temps de prendre une douche, aller aux toilettes ou passer un coup de fil, on peut ignorer complètement les éventuels pleurs ou aboiements (à ces heures ils sont supportables par le voisinage). Seulement quand le chiot est calmé, on réapparaît sans en faire un événement, donc sans lui prêter attention. Petit à petit on allonge le temps passé dans les autres pièces, puis plus tard on peut même sortir pour de petites courses.

Le chiot se familiarise ainsi progressivement au banal de ces calmes allées et venues, et constate que les absences sont toujours suivies de retours (surtout sans spéciales effusions de joie !)

Quand il sait un peu rester seul sans stress en journée, c’est le moment de l’éloigner la nuit en mettant son panier hors de la chambre, et s’il y a quelques aboiements il faudra les ignorer absolument.

Pas de « chut » ni de « ça suffit ! » à ce stade, il doit avoir déjà observé qu’il ne lui sera pas répondu et il se calmera vite.

Dans le quotidien de la relation, en s’abstenant de répondre aux diverses sollicitations de caresses ou de jeux du chiot, mais en étant soi-même à l’initiative de tout échange et sans abuser des contacts avec lui, on évite qu’il soit d’autant plus en manque quand on s’absentera.

L’objectif d’avoir un chiot (et plus tard un chien) paisible quand il est seul, passe par ne pas être constamment en interaction et « collage » avec lui quand on est présent, ce qui est souvent l’inverse de ce que pratiquent les maîtres qui s’éloignent de nombreuses heures pour leur travail !

Un animal nourri de constantes interactions en notre présence, est d’autant plus soumis au vide immense et brutal produit par notre absence !

Le comportementaliste aidera s’il le faut, pour conduire ce travail d’organisation avec un chiot ou de réorganisation du quotidien avec un adulte, qui ne sait pas gérer sa solitude.

Danièle Mirat
Comportementaliste
Spécialiste des rapports hommes - chiens

Il aboie quand on s’absente…Pourquoi ?

Classé dans : Chiens, Les aboiements, Les comportements gênants du chien — Wrote by admin on Mardi, juin 17th, 2008 @ 17:04

Un chien peut vocaliser bruyamment dans bien des circonstances (passages, allées et venues, intrusions de personnes) mais aussi lors de moments de solitude quand ses propriétaires s’absentent.

Ces aboiements sont une nuisance ni opportune, ni facilement contrôlable pour la famille elle-même et tout son voisinage. Pas toujours bien compris comme vivant une réelle détresse, l’aboyeur vocalise son désarroi face à une solitude qu’il ne sait pas gérer émotionnellement. Des malpropretés ou des destructions (autres formes d’expressions de la même détresse) pouvant parfois s’ajouter aux vocalises.

Pourquoi certains chiens aboient-ils quand ils sont seuls et les autres pas ?

Les « racines du mal » sont souvent dans le jeune âge de l’animal, et les conditions que l’on a pu lui offrir ou pas, de découvrir assez tôt qu’il pouvait survivre décollé de ses êtres d’attachement.

Un chiot propulsé dans l’univers de la famille qui l’accueille, est un petit être qui vient de perdre les seuls repères de vie sur lesquels il s’était construit en quelques semaines : sa mère, sa fratrie, ses éleveurs (dans les bonnes conditions d’élevage !)

Après le stress d’un voyage en voiture et la découverte de la « nouvelle planète » où il débarque, le chiot n’a d’autre choix que reporter sur son nouveau groupe, l’attachement qu’il avait pour l’ancien. Et le voilà qui colle aux talons de ses nouveaux maîtres, ravis eux-mêmes de susciter un si bel attachement !

C’est ce vif désir mutuel d’échanges et de contacts, que l’on devra vite gérer adroitement, pour initier le chiot (avide autant que nous de présence) à un peu de solitude. Cela passe d’abord par faire naître sa confiance, et sur cette base d’assise, on pourra orienter le chiot vers un apprentissage du « vide effrayant » de l’absence de ses nouveaux êtres d’attachement.

A noter absolument

Surtout, ne jamais sanctionner un chiot qui gémit ou aboie comme il est encore souvent conseillé, par exemple en le « secouant tenu par la peau du cou, soi-disant comme sa mère » ! Un chien ne fait cela que pour tuer une proie ! Ce serait donc bien plus que l’agresser sévèrement.

J’en profite pour souligner que toute brutalité sur un chiot et plus tard sur un chien, est une bien piètre et méprisable technique d’apprentissage ! A part faire passer sa colère sur lui, on ne lui apprend pas un autre comportement que celui pour lequel on le rudoie. J’ajoute qu’il ne faut pas hésiter à considérer comme nuisibles, les personnes qui avancent de tels conseils !

A méditer également sur l’usage de collier anti-aboiement…outil qui se révèle d’autant plus abusif sur un chiot ou un chien qui est en train d’exprimer une détresse !


Danièle Mirat
Comportementaliste
Spécialiste des rapports hommes - chiens

Comment faire “taire notre chien ?

Classé dans : Chiens, Les aboiements, Les comportements gênants du chien — Wrote by admin on Mardi, juin 17th, 2008 @ 17:01

Ne pas induire ou encourager maladroitement les aboiements du chiot n’a pas toujours été facile tout au long de son jeune âge, et l’on peut se voir aujourd’hui débordé par un chien très aboyeur en maintes circonstances.

Exemple : au passage d’un congénère derrière la clôture du jardin, ou à l’arrivée d’une personne étrangère derrière le portail ou la porte de l’appartement, l’habitude était plutôt de réagir en donnant soi-même de la voix sur les aboiements du chien (à coups de « silence ! » et de « tais-toi ! » de + en + sonores, ce qui n’a pas conduit à l’apaisement de l’animal que le maître accompagnait maladroitement dans ce concert à deux.

Comment s’y prendre maintenant pour réduire tout cela et parvenir à un meilleur contrôle ? Les possibles solutions sont aussi nombreuses que les cas de figure :

  • Installer des pare-vue le long de clôtures suffit parfois à diminuer considérablement les aboiements d’un chien moins stimulé au niveau visuel.
  • Limiter ou barrer (si possible) l’accès à la porte d’entrée de l’appartement derrière laquelle les résidents de l’immeuble vont et viennent parfois bruyamment, soulage le chien un peu moins « en direct » avec ce qui l’inquiète.
  • Ou bien, sans hurler sur son chien, prendre plutôt l’habitude de lui montrer que l’on tient compte de son signal, en se dirigeant un peu vers lui et le lieu de son inquiétude. C’est une façon de lui indiquer que l’on se charge du problème, tout en l’invitant à revenir près de soi pour l’éloigner de la clôture ou de la porte, et le rediriger vers l’intérieur de la maison. Cela permet (certes, à moyen/long terme) de limiter les aboiements du chien dans ce type de circonstances, et progressivement : moins besoin de se déplacer, ne reste plus qu’à rappeler vers soi.
  • Prendre soin de ne pas laisser le chien aboyeur présider à l’accueil des visiteurs en l’isolant d’abord dans une pièce, permet d’organiser une entrée plus calme (à la condition préalable d’avoir familiarisé l’animal à passer des petits moments de solitude dans cette même pièce, comme ça pour rien de spécial, mais juste pour l’habituer à ne pas tout gérer du quotidien de ses maîtres)

Quant au collier anti-aboiement il ne devrait être utilisé que dans les cas les plus extrêmes (où le voisinage serait à bout de toute tolérance !) et avec l’aide du comportementaliste (dans le seul but que cet outil puisse se révéler éducatif et pas seulement punitif)

Et ne pas oublier ! Il est inutile de hurler pour que le chien obéisse (!)… il entend très bien. Son ouïe est bien plus performante que la nôtre. Il entend plus vite, plus de choses et avec une plus grande faculté de discerner un son au milieu d’autres. C’est justement cette grande sensibilité auditive qui le fait réagir promptement à divers bruits et même parfois douloureusement à des sirènes ou au tonnerre par exemple.


Comment faire pour ne pas avoir « un chiot aboyeur »

Classé dans : Le chiot, Les aboiements, Les comportements gênants du chien — Wrote by admin on Mardi, juin 17th, 2008 @ 16:54

Dans certains élevages les chiots en contact avec des congénères adultes agités et aboyeurs, sont en quelque sorte « préparés » à être agités et aboyeurs aussi par imitation.

Aller visiter les élevages prend ici tout son sens, pour plutôt faire l’acquisition d’un chiot équilibré chez un éleveur où règne une meilleure ambiance.

Charge ensuite à l’acquéreur de ne pas induire ou/et encourager le comportement d’aboiement de son chiot, car c’est au long des premières expériences de vie avec sa famille que le petit animal apprend à vocaliser en fonction de son environnement.

Dès l’acquisition, savoir tempérer tout de suite les premiers aboiements du chiot dès qu’on sonne à la porte ou que le téléphone retentit, se fait principalement en restant soi-même très calme (sans crier pour faire taire le chiot, en courant pour ouvrir ou répondre par exemple !).

Appeler son chiot vers soi pour une friandise ou un jouet est dans maintes circonstances un bon moyen de le détourner rapidement de ses velléités d’aboyer. Le distraire de ses inquiétudes (puisque c’est souvent de craintes qu’il s’agit pour les chiots qui aboient) est bien plus productif que tous les « NON » ! et autres « TAIS TOI » qui semblent figurer autant « d’aboiements » ! Les maîtres agités et bruyants ont souvent des aboyeurs.

Dans le quotidien des jeux et interactions avec le chiot, dès que le jeune animal passe de l’agitation à l’excitation, rompre l’interaction en se détournant ou en s’isolant sont les plus forts moyens de le voir se calmer rapidement, sans nourrir maladroitement son énervement (qui pourrait s’accompagner d’aboiements) avec des ordres lancés en tous sens.

Autant de manières d’agir et gérer ces diverses circonstances qui conduiront progressivement le jeune animal à savoir mieux se contrôler lui-même dans le quotidien de son environnement familial.

Danièle Mirat
Comportementaliste
Spécialiste des rapports hommes - chiens

Un chien qui aboie est un bon gardien ?

Classé dans : Les aboiements, Les comportements gênants du chien — Wrote by admin on Mardi, juin 17th, 2008 @ 16:50

C’est commun de l’entendre dire et cette assertion est parfois vraie, mais elle est aussi parfois fausse. Cela vaut bien que l’on s’y attarde, car de l’utile au nuisible, les aboiements d’un chien ont tôt fait de devenir un comportement problématique pour ses propriétaires et son entourage.

En plus de ses moyens de communications gestuelles (et donc silencieuses) le chien dispose de moyens sonores pour exprimer ses émotions et ses intentions. Large gamme d’expressions vocales allant du gémissement au grognement, en passant par l’aboiement et le hurlement, le tout en diverses modulations.

L’animal qui n’aboie pas de façon intempestive au moindre bruit ou passage et qui se tempère vite, jouit d’un bon équilibre émotionnel et c’est sûrement celui-là qui peut représenter le type même du bon gardien.

A l’opposé celui qui aboie au moindre bruit ou « pour un rien » (de l’avis de ses propriétaires et de l’entourage, mais pas du chien !) et que l’on a bien du mal à faire taire, affiche une inquiétude manifeste que ses propriétaires ne sont pas parvenus à apaiser et contrôler.

Double message : dissuader l’intrus et prévenir d’une arrivée

Utile est l’aboiement par lequel le chien prévient et attire l’attention sur ce qui survient. Cette sorte de « qui va là !? » est une communication sociale destinée au groupe familial comme à l’individu qui passe ou surgit, et c’est ce qui peut faire apprécier le chien comme gardien.

Ce mode de communication est normal et essentiel pour le chien, sachant que c’est l’Homme en le domestiquant qui a sur-développé et exploité cette disposition à l’aboiement. Un canidé sauvage usant bien peu de ce moyen de communication très sonore, pour ne pas être repéré de ses proies (!) ou d’un possible autre prédateur.

Résultat, les aboiements d’un chien, selon les circonstances et la place où l’on se trouve, sont appréciés par les uns et vécus comme une nuisance par d’autres, et c’est la loi qui doit parfois trancher pour faire respecter la légitime tranquillité de tous.

Pour ne pas en arriver là et cohabiter avec un chien qui aboie seulement à bon escient, la tâche est ardue pour l’animal comme pour ses maîtres.

Cela doit s’organiser de préférence dès le plus jeune âge de l’animal, ou se réorganiser avec un comportementaliste, si l’aboyeur est trop « bavard », et dérange ses propriétaires et/ou le voisinage.

Danièle Mirat
Comportementaliste
Spécialiste des rapports hommes - chiens

Mon fidel ami © Comportementaliste