La période de détachement du chaton

Classé dans : Le chaton — Wrote by admin on Mercredi, juillet 2nd, 2008 @ 19:15

Elle est essentielle pour l’équilibre des chats et arrive aux abords de la 12ème semaine. L’âge de rejet des chatons dépend de leur âge, de leur nombre et de leur caractère, de l’âge de la mère, de son mode de vie et de sa relation avec l’homme, du nombre de mâles adultes dans l’environnement et de la quantité de nourriture disponible.

Amandine ROULET

Comportementaliste pour chats (Paris et Île de France)

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La période de socialisation du chaton

Classé dans : Le chaton — Wrote by admin on Mercredi, juillet 2nd, 2008 @ 19:14

Avec l’ouverture des yeux débute la période de socialisation. Les chatons, en pleine possession de leurs cinq sens, sont prêts à découvrir leur environnement et les êtres qui y évoluent. Jusqu’aux environs de la 9ème semaine de vie, ils vont acquérir les expériences qui leur permettront de bien vivre en société (ce qui explique que les chatons adoptés précocement posent souvent des difficultés). La socialisation est aussi capitale dans la détermination de leur niveau d’émotivité, à partir duquel s’élaborent les réponses comportementales et en particulier l’agressivité. Celle-ci va être modérée au cours des jeux en famille (morsures et griffures). D’ailleurs, pour le chat comme pour toute espèce animale, l’isolement augmente de façon définitive son émotivité et son agressivité à l’âge adulte.

Après avoir étendu la reconnaissance de leur famille à l’espèce chat, les chatons vont apprendre à discriminer les proies et les espèces dangereuses. Il est important de développer la socialisation envers toutes les espèces qu’ils peuvent rencontrer : adultes, enfants, chiens, NAC … La socialisation a une espèce est réussie si le premier contact est agréable pour le chaton. Il est également essentiel qu’ils soient élevés dans un environnement physique diversifié. S’ils évoluent dans un milieu vide, leurs référentiels sensoriels seront bas et ils risquent d’avoir des difficultés à s’adapter dans un milieu complexe et stimulant : on parle de syndrome de privation (peur, anxiété). De même, des chatons très stimulés risque de ne pas se sentir bien dans un milieu pauvre.

Amandine ROULET

Comportementaliste pour chats (Paris et Île de France)

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La période néonatale du chaton

Classé dans : Le chaton — Wrote by admin on Mercredi, juillet 2nd, 2008 @ 19:12

A la naissance, les chatons, dépourvus d’autonomie, sont particulièrement fragiles.
Leurs premiers jours de vie se déroulent dans un environnement limité aux stimulations tactiles et olfactives et ils dépendent entièrement de leur mère (pour se nourrir, éliminer…) : un solide lien doit les rapprocher. L’attachement entre la chatte et ses petits, vital, se met en place dès les premières minutes de vie. Leur thermorégulation étant incomplète, les chatons vont se blottir les uns contre les autres et, pendant la première semaine, ils ne peuvent pas se déplacer. Par contre, si la mère est souvent dérangée, elle va les transporter fréquemment, ce qui peut leur être fatal. Entre le 7ème

et le 14ème jour, leurs yeux et leurs oreilles s’ouvrent, donnant une nouvelle dimension à leur environnement.

Amandine ROULET

Comportementaliste pour chats (Paris et Île de France)

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Comment évaluer une bonne ou une mauvaise cohabitation ?

Classé dans : Chats — Wrote by admin on Lundi, juin 16th, 2008 @ 19:54

Seul un professionnel du comportement du chat peut offrir une vraie bonne évaluation (à domicile) de cohabitation entre chats, et faire les propositions adéquates. Mais voici quelques éléments d’éclairage pour vous faire une idée de la cohabitation entre vos chats.

Une bonne cohabitation entre chats se repère aux signes suivants :
- les chats se battent sans se faire mal, ils échangent seulement des coups de pattes
- ils dorment ensemble ou dans la même pièce ou sur le même lit
- ils se lèchent mutuellement, occasionnellement ou souvent
- ils dorment d’un vrai sommeil (sans avoir l’air de guetter en permanence)

A contrario, une mauvaise cohabitation (de plus de deux mois) se manifeste de la manière suivante :
- Un des chats se fait agresser en permanence
- Un des chats est contraint de vivre caché ou toujours au même endroit
-Les bagarres sont bruyantes (beaucoup de cris) mais rares. Elles peuvent occasionner des blessures, mêmes minimes (à l’oreille par exemple, ou une morsure sur l’arrière train)

-Comportement de marquage de l’un des deux chats.

-Présence de certaines maladies ou affections chez l’un des chats (cystites, diabète, insuffisance rénale, pellicules, hyperthyroïdie etc.)

-L’un des chats semble guetter en permanence les agissements de l’autre et l’empêche de se déplacer.

Le signe le plus manifeste d’une mauvaise cohabitation, est que l’un des chat n’investit plus l’espace avec autant d’aisance. Il n’ose plus se déplacer librement dans l’habitation, reste plutôt toujours dans la ou les mêmes pièces en évitant soigneusement l’autre chat.

Florence Cailliot-d’Ivernois
Comportementaliste

Spécialiste de la relation Homme - Chat

Les cohabitations qui peuvent fonctionner, celles qui vont échouer

Classé dans : Chats — Wrote by admin on Lundi, juin 16th, 2008 @ 19:52

Les cohabitations qui peuvent fonctionner, celles qui vont échouer

Les cohabitations entre chats qui ont le plus de chances de fonctionner sont les suivantes :

- Des chats habitués à cohabiter ou à fréquenter régulièrement d’autres chats.

- Des chats stérilisés

- Des chats jeunes (moins de 2 ans : l’attrait du jeu est plus fort que la territorialité)

- Deux chattes adultes stérilisées. Pas de mélange stérilisé/non stérilisé !

- Deux chatons d’une même portée ou deux copains d’un même refuge

Une chatte mère et un très jeune chaton

Les cohabitations qui échouent le plus souvent sont les suivantes :

- Un vieux chat (plus de 10 ans) et un chaton (plein de vie, qui n’aura de cesse d’enquiquiner le plus vieux).

- Un chat entier et un chat castré

- Deux chats mâles entiers

- Un chat adulte (de plus de 2 ans) vivant seul depuis son enfance et un jeune chaton ou un chat de moins de 2 ans.

-Un chat élevé exclusivement avec des humains depuis sa prime enfance qui ne sait peut-être même pas qu’il est un chat, avec n’importe quel autre chat.

Au-delà de la présence 3 chats dans une même habitation, les probabilités d’entente entre chats diminuent de moitié avec chaque chat supplémentaire. Au mieux, les rapports seront pacifiques, au pire, les cohabitations seront impossible, avec parfois l’impossibilité de se battre si l’espace est trop réduits, mais du coup une augmentation significative des maladies somatiques et autres chez certains chats (cystites, problèmes rénaux, cancers etc.)

Florence Cailliot-d’Ivernois
Comportementaliste

Spécialiste de la relation Homme - Chat

Les problèmes de cohabitation entre chats (2). Faire les présentations

Classé dans : Chats — Wrote by admin on Lundi, juin 16th, 2008 @ 19:48

Les problèmes de cohabitation entre chats (2). Faire les présentations

Il faut procéder par étapes : laisser le premier chat dans une pièce pendant 2-3 jours (le premier sentira déjà sa présence via les odeurs qui circulent).

Puis laisser le chat découvrir les autres pièces au fur et à mesure, une à deux heures sous surveillance. Ne soyez pas surpris par les réactions du premier chat : il crachera sûrement à la vue de cet intrus, grondera, donnera peut-être des coups de pattes…c’est classique ! Cela peut durer quelques jours. N’intervenez pas et ne les touchez pas lors des rencontres, car le stress peut rendre agressif.

Puis on allonge ce temps d’exploration (de quelques heures à une journée), tout en remettant le chat dans sa pièce la nuit pour laisser à l’autre chat le temps de “récupérer” et de refaire ses marques. Cela peut durer au moins une bonne semaine.

Passée cette première semaine, voire deux si cela se fait difficilement, on ouvre toutes les portes et on laisse les choses se faire. Si l’un des chats montre des signes évident d’anxiété lié à cette cohabitation, il ne faut pas hésiter à l’enfermer dans “sa” pièce quelques heures pour le laisser se reposer sans avoir à guetter les aller et venues et agissements de l’autre chat : c’est très fatigant et stressant pour lui. Il appréciera de pouvoir dormir sur ses deux oreilles et ne souffrira pas de se sentir exclu, au contraire : il se sentira maître des lieux et tranquille.

Malgré toutes ces recommandations, ce n’est pas la façon dont on gère la première rencontre entre chats qui sera déterminante pour leur cohabitation future. On pourrait très bien aussi les mettre en présence l’un de l’autre d’entrée de jeu sans pour autant améliorer ou détériorer leur entente future. Mais ces précautions permettent de leur laisser le temps de s’habituer l’un à l’autre en douceur, sans stress violents. Cela minimise entre autre les risques de souillures d’anxiété.

Il faut attendre au moins 2 mois pour être fixé et savoir vraiment si la cohabitation se fait ou pas. Il faut donc patienter et en les observant tranquillement lors des rencontres, sans intervenir ni les toucher pour ne pas les stresser.

La visite d’un(e) comportementaliste peut vous permettre d’évaluer la situation et d’arranger l’espace pour améliorer les choses.

Florence Cailliot-d’Ivernois
Comportementaliste

Spécialiste de la relation Homme - Chat

Les problèmes de cohabitation entre chats (1)

Classé dans : Chats — Wrote by admin on Lundi, juin 16th, 2008 @ 19:46

Le chat est-il un être social ou solitaire ? Les deux ! Un chat est autant capable d’être social que solitaire, et cela dépend de ses conditions d’élevage dans l’enfance et de l’espace disponible.
Plus un chaton est entouré d’autres chatons et d’autres chats adultes, plus il est capable de contacts sociaux et amicaux avec les autres chats une fois devenu adulte.
Les chatons, au milieu de la portée, grandissent avec d’autres chatons. Ils sont donc, au démarrage, des êtres sociaux.
Jusqu’à ce que ce soit l’âge de s’éloigner du camp familial pour aller faire sa vie de chat adulte plus loin. S’il y a suffisamment d’espace, ces chats redeviennent solitaires et défendent leur territoire. Mais s’il n’y a pas assez d’espace, les chats doivent continuer de cohabiter avec d’autres chats.
Un chaton retiré de sa portée très tôt ou étant le fruit d’une portée unique a bien moins de chance de devenir à l’âge adulte un chat social et sociable. Lorsqu’on adopte un chaton très jeune, et qu’on le fait vivre seul avec des humains pendant plus de trois ans, il aura une capacité très limitée à supporter l’arrivée d’un autre chat. A l’inverse, si l’on adopte un chat et qu’on le fait vivre d’entrée de jeu avec un ou plusieurs autres chats, il supportera beaucoup plus facilement de partager son territoire avec d’autres chats.

Mais tout ça relève également et surtout d’une chimie très complexe que l’on peut difficilement expliquer. L’entente entre chats ne diffère pas de l’entente entre humains : c’est une histoire d’atomes crochus, et on ne peut forcer des individus à s’apprécier s’ils ne le veulent pas…Au mieux on réussit à en faire de grands copains. Au pire, l’entente ne se fera jamais et il faudra envisager de se séparer de d’un des chats.

Florence Cailliot-d’Ivernois
Comportementaliste

Spécialiste de la relation Homme - Chat

L’élimination urinaire et fécale chez le chaton

Classé dans : Le chaton, Les comportements gênants du chat — Wrote by admin on Lundi, juin 16th, 2008 @ 19:38

On pourrait penser que le fait d’aller à la litière est exclusivement le fruit d’un apprentissage que le chaton fait auprès de sa mère. Pourtant, des chatons recueillis par des humains alors qu’ils ont moins de 2 semaines

peuvent eux aussi se diriger facilement vers la litière pour y faire leurs besoins, sans qu’il n’y ai eu apprentissage par imitation de la mère (mais il y aura eu au moins incitation de la part des propriétaires). Il se trouve que le fait de trouver un lieu meuble, où l’on peut recouvrir les déjections est instinctif chez le chat. C’est la combinaison entre un comportement inné et acquis. La part d’inné, c’est de faire ses besoins dans un ou plusieurs lieux choisis. La part d’acquis concerne le substrat. Un chaton qui fait ses besoins à différents endroits écoute son instinct : le chat fait naturellement ses besoins à différents endroits. Lorsqu’il est tout petit, on ne peut pas encore dire qu’il choisit ses lieux d’élimination : il fait un peu là où il est, pris par le jeu et d’autres occupations (d’où l’intérêt de disposer plusieurs litières –sans couvercle- lorsqu’on adopte un chaton, une dans chaque pièce principale). Mais très rapidement, vers 4 à 6 mois, il va rechercher sciemment un ou des lieux d’élimination en fonction de son emplacement et du substrat. C’est là qu’intervient l’apprentissage. Il se peut que certains substrats l’attirent plus que d’autres, en particuliers parce qu’il y aura “goûté” étant petit : le tissu, les moquettes, le lino ou le plancher, la terre. On s’attachera alors, en plus de multiplier les litières, à réorienter son comportement vers des litières dans lesquelles ont dispose le substrat qui lui plait, tout en y ajoutant de la litière classique. Peu à peu on augmente la quantité de litière pour lui faire prendre le goût de la litière classique.

L’aide d’un comportementaliste peut être utile pour améliorer l’apprentissage d’un substrat plus adapté pour faire ses besoins et marquer son territoire.

Florence Cailliot-d’Ivernois
Comportementaliste

Spécialiste de la relation Homme - Chat

Prévenir les problèmes de malpropreté

Classé dans : Les comportements gênants du chat — Wrote by admin on Lundi, juin 16th, 2008 @ 19:26

Puisque le comportement de marquage est très instinctif chez le chat, quelques précautions s’imposent pour éviter qu’il ne se réveille chez votre minou et ne devienne dérangeant voire insupportable :

-Positionnez la litière non loin d’une pièce “à vivre” (ou mieux : dans une pièce principale, même derrière un canapé !). Sans que ce soit placé dans un lieu de passage, elle ne doit pour autant pas être dans un endroit éloigné, trop discret, acculé d’où les odeurs ne pourront pas se diffuser suffisamment au goût du chat.

-Otez les couvercles et portes battantes des litières. Les couvercles ne permettent pas la diffusion des odeurs pour le chat, et enferment le chat qui par nature ne fait pas ses besoins en étant “caché”.

-Ne nettoyez pas trop la litière ! En mettant un bon 5 cm de litière, avec un chat, vous pouvez laisser les déjections jusqu’à 3 jours de suite (max.) et faire un nettoyage complet à l’eau chaude une fois par semaine voire tous les 9 jours.

-Ne punissez pas votre chats quelles qu’en soient les raisons.

-Favorisez chez votre chat l’activité plutôt que les câlins

-Ne ramenez pas un autre chat si votre premier chat a déjà plus de 2 ans.

Dès lors qu’un problème de malpropreté est installé, ne tardez pas à faire appel au comportementaliste de votre région !

Florence Cailliot-d’Ivernois
Comportementaliste

Spécialiste de la relation Homme - Chat

Le marquage urinaire et fécale.

Classé dans : Les comportements gênants du chat — Wrote by admin on Lundi, juin 16th, 2008 @ 19:24

Première cause de consultation comportementale, le marquage urinaire et fécale arrive en tête du box office des causes d’abandon de chat.

D’où un grand intérêt de savoir s’en préoccuper avant que le ras le bol ne s’installe !

Vous avez vérifié auprès d’un vétérinaire que le cause n’est pas médicale ? Dans ce cas, ne tardez pas ! Faites rapidement appel à un(e) comportementaliste spécialiste du chat. Beaucoup de solutions existent pour diminuer ou stopper ce comportement, pourquoi s’en passer ?
Nous parlons communément de “malpropreté”, mais le chat n’a absolument pas conscience de ce qui est “propre” ou “malpropre”. Son urine ou ses excréments sont pour lui des choses très agréables qui “sentent bon le chat” et qui lui servent à communiquer via les phéromones qu’elles contiennent. Instinctivement, le chat urine et défèque en différents lieux. Il est donc déjà bien “généreux” d’accepter de ne se servir que d’une seule ou deux litières.
Voici quelques causes de malpropreté chez le chat :

- Relations conflictuelles avec son/ses propriétaires
- Peur, stress et des punitions ou réprimandes fréquentes
- Présence d’un ou plusieurs autres animaux (chats, chiens etc.) que la cohabitation soit bonne ou non.
- Menace provenant de l’extérieur (un chat qui rôde, un chien chez les voisins etc.)
- Une/des  litières mal placées, fermées par un couvercle, trop nettoyées ou pas assez, bref, inadaptées au chat.
- Un territoire inadapté aux besoins du chat (trop petit, pas assez d’activité, trop de changements, trop d’agitations)
- Hyper attachement à un être : malpropreté suite à son départ ou ses absences trop longues (vacances)
- Propriétaires trop “envahissants” qui dérangent le chat trop souvent et le déplacent (en le prenant dans les bras par ex.)
-Territoire frustrant  : pièces de la maison tantôt accessibles, tantôt inaccessibles
-Toute émotion forte, telle que la frustration, la peur, la faim peuvent provoquer la malpropreté.
-Tout grand évènement : arrivée d’un enfant, déménagement, visite chez le vétérinaire, vacances etc.

Florence Cailliot-d’Ivernois
Comportementaliste

Spécialiste de la relation Homme - Chat

Mon fidel ami © Comportementaliste