L’élimination urinaire et fécale chez le chaton

Classé dans : Le chaton, Les comportements gênants du chat — Wrote by admin on Lundi, juin 16th, 2008 @ 19:38

On pourrait penser que le fait d’aller à la litière est exclusivement le fruit d’un apprentissage que le chaton fait auprès de sa mère. Pourtant, des chatons recueillis par des humains alors qu’ils ont moins de 2 semaines

peuvent eux aussi se diriger facilement vers la litière pour y faire leurs besoins, sans qu’il n’y ai eu apprentissage par imitation de la mère (mais il y aura eu au moins incitation de la part des propriétaires). Il se trouve que le fait de trouver un lieu meuble, où l’on peut recouvrir les déjections est instinctif chez le chat. C’est la combinaison entre un comportement inné et acquis. La part d’inné, c’est de faire ses besoins dans un ou plusieurs lieux choisis. La part d’acquis concerne le substrat. Un chaton qui fait ses besoins à différents endroits écoute son instinct : le chat fait naturellement ses besoins à différents endroits. Lorsqu’il est tout petit, on ne peut pas encore dire qu’il choisit ses lieux d’élimination : il fait un peu là où il est, pris par le jeu et d’autres occupations (d’où l’intérêt de disposer plusieurs litières –sans couvercle- lorsqu’on adopte un chaton, une dans chaque pièce principale). Mais très rapidement, vers 4 à 6 mois, il va rechercher sciemment un ou des lieux d’élimination en fonction de son emplacement et du substrat. C’est là qu’intervient l’apprentissage. Il se peut que certains substrats l’attirent plus que d’autres, en particuliers parce qu’il y aura “goûté” étant petit : le tissu, les moquettes, le lino ou le plancher, la terre. On s’attachera alors, en plus de multiplier les litières, à réorienter son comportement vers des litières dans lesquelles ont dispose le substrat qui lui plait, tout en y ajoutant de la litière classique. Peu à peu on augmente la quantité de litière pour lui faire prendre le goût de la litière classique.

L’aide d’un comportementaliste peut être utile pour améliorer l’apprentissage d’un substrat plus adapté pour faire ses besoins et marquer son territoire.

Florence Cailliot-d’Ivernois
Comportementaliste

Spécialiste de la relation Homme - Chat

Prévenir les problèmes de malpropreté

Classé dans : Les comportements gênants du chat — Wrote by admin on Lundi, juin 16th, 2008 @ 19:26

Puisque le comportement de marquage est très instinctif chez le chat, quelques précautions s’imposent pour éviter qu’il ne se réveille chez votre minou et ne devienne dérangeant voire insupportable :

-Positionnez la litière non loin d’une pièce “à vivre” (ou mieux : dans une pièce principale, même derrière un canapé !). Sans que ce soit placé dans un lieu de passage, elle ne doit pour autant pas être dans un endroit éloigné, trop discret, acculé d’où les odeurs ne pourront pas se diffuser suffisamment au goût du chat.

-Otez les couvercles et portes battantes des litières. Les couvercles ne permettent pas la diffusion des odeurs pour le chat, et enferment le chat qui par nature ne fait pas ses besoins en étant “caché”.

-Ne nettoyez pas trop la litière ! En mettant un bon 5 cm de litière, avec un chat, vous pouvez laisser les déjections jusqu’à 3 jours de suite (max.) et faire un nettoyage complet à l’eau chaude une fois par semaine voire tous les 9 jours.

-Ne punissez pas votre chats quelles qu’en soient les raisons.

-Favorisez chez votre chat l’activité plutôt que les câlins

-Ne ramenez pas un autre chat si votre premier chat a déjà plus de 2 ans.

Dès lors qu’un problème de malpropreté est installé, ne tardez pas à faire appel au comportementaliste de votre région !

Florence Cailliot-d’Ivernois
Comportementaliste

Spécialiste de la relation Homme - Chat

Le marquage urinaire et fécale.

Classé dans : Les comportements gênants du chat — Wrote by admin on Lundi, juin 16th, 2008 @ 19:24

Première cause de consultation comportementale, le marquage urinaire et fécale arrive en tête du box office des causes d’abandon de chat.

D’où un grand intérêt de savoir s’en préoccuper avant que le ras le bol ne s’installe !

Vous avez vérifié auprès d’un vétérinaire que le cause n’est pas médicale ? Dans ce cas, ne tardez pas ! Faites rapidement appel à un(e) comportementaliste spécialiste du chat. Beaucoup de solutions existent pour diminuer ou stopper ce comportement, pourquoi s’en passer ?
Nous parlons communément de “malpropreté”, mais le chat n’a absolument pas conscience de ce qui est “propre” ou “malpropre”. Son urine ou ses excréments sont pour lui des choses très agréables qui “sentent bon le chat” et qui lui servent à communiquer via les phéromones qu’elles contiennent. Instinctivement, le chat urine et défèque en différents lieux. Il est donc déjà bien “généreux” d’accepter de ne se servir que d’une seule ou deux litières.
Voici quelques causes de malpropreté chez le chat :

- Relations conflictuelles avec son/ses propriétaires
- Peur, stress et des punitions ou réprimandes fréquentes
- Présence d’un ou plusieurs autres animaux (chats, chiens etc.) que la cohabitation soit bonne ou non.
- Menace provenant de l’extérieur (un chat qui rôde, un chien chez les voisins etc.)
- Une/des  litières mal placées, fermées par un couvercle, trop nettoyées ou pas assez, bref, inadaptées au chat.
- Un territoire inadapté aux besoins du chat (trop petit, pas assez d’activité, trop de changements, trop d’agitations)
- Hyper attachement à un être : malpropreté suite à son départ ou ses absences trop longues (vacances)
- Propriétaires trop “envahissants” qui dérangent le chat trop souvent et le déplacent (en le prenant dans les bras par ex.)
-Territoire frustrant  : pièces de la maison tantôt accessibles, tantôt inaccessibles
-Toute émotion forte, telle que la frustration, la peur, la faim peuvent provoquer la malpropreté.
-Tout grand évènement : arrivée d’un enfant, déménagement, visite chez le vétérinaire, vacances etc.

Florence Cailliot-d’Ivernois
Comportementaliste

Spécialiste de la relation Homme - Chat

Le comportement de la griffure

Classé dans : Les comportements gênants du chat — Wrote by admin on Lundi, juin 16th, 2008 @ 19:22

La plupart du temps, que le chat fasse ses griffes est parfaitement normal, même si certains chats le font plus que d’autres. C’est avant tout un comportement de marquage territorial. Voilà pourquoi le chat choisi souvent des supports très ciblés : des coins de meubles ou des tapis qui occupent une place centrale dans la pièce ou qui sont très utilisés par les propriétaires des lieux (canapé, fauteuils, tapis du salon ou de la chambre). Lorsque le chat s’attaque à la tapisserie, c’est souvent à des lieux de passage ou des lieux très visibles par tous. Les arbres à chats et griffoirs, pour peu qu’ils ne soient pas placés de façon centrale, ou que le substrat ne plaisent pas au chat, et celui-ci aura tôt fait de s’en désintéresser.

Empêcher un chat de se faire les griffes, c’est l’empêcher de marquer son territoire. Le risque : qu’il change de méthode et se mette à uriner partout !

Cela dit, les griffades peuvent avoir des effets dévastateurs sur certains meubles, et l’on comprend aisément que nombre d’entre nous ne puisse s’empêcher de réagir.

Quelques suggestions : clouer ou agrafer des supports plaisants pour le chat (pans de moquettes, de bois, de sisal) aux coins des meubles “attaqués”.

Réserver un petit tapis rond au milieu du salon pour qu’il s’y fasse les griffes.

Positionner l’arbre à chats au centre de la pièce ou non loin des meubles les assises les plus utilisés par les humains.

Lorsque que le comportement de marquage devient vraiment excessif (hyper marquage), il faut faire appel à un professionnel. Si cela arrive, cela peut être suite à un déménagement, à l’installation d’un papier peint particulièrement attirant, ou à différents éléments qui ont pu stresser le chat et le perturber dans sa territorialité. Il est possible de proposer au chat des moyens de marquer son territoire différemment, sans pour autant faire de dégradations, et lui permettre dans le même temps de se détendre.

Florence Cailliot-d’Ivernois
Comportementaliste

Spécialiste de la relation Homme - Chat

Les miaulements intempestifs

Classé dans : Les comportements gênants du chat — Wrote by admin on Lundi, juin 16th, 2008 @ 19:13

Votre chat vous réveille toutes les nuits, au petit matin ou au moment de votre coucher en miaulant à tue-tête, en faisant tomber des objets, en grattant à la porte ? La première chose à vérifier est la bonne santé du chat. En effet, la maladie, la douleur, la sénilité du chat peuvent le pousser à ces agissements.

D’un point de vue comportemental, la grande majorité des agitations nocturnes trouvent leurs causes dans l’inactivité du chat. Il s’ennuie, et supporte mal de vous savoir là et qu’il ne se passe rien pour lui. L’autre piste à explorer concerne l’hyper attachement. Le chat, qui se réveille souvent la nuit, va déranger son être d’attachement pour lui réclamer présence, câlins, et interactions à pas d’heures. Une thérapie comportementale de “détachement” pourra soulager la situation.

Les chatons, avant leurs 5 mois, ont besoin de dormir auprès de leurs êtres d’attachement. Il est donc souhaitable de dormir avec eux, car leurs miaulements nocturnes traduisent bel est bien de la détresse.

L’autre cause de ces agissements concerne les chats très territoriaux. Ils supportent mal qu’une pièce à vivre leur soit inaccessible, alors même que vous occupez cette pièce.

Enfin, la mise au régime d’un chat peut déclencher des agitations nocturnes : la faim pousse le chat à miauler pour réclamer à manger, même s’il n’est que 5 heures du matin ! Une meilleure distribution de la nourriture en plusieurs fois dans la journée peut aider. Une mise à disposition d’un distributeur de croquettes à minuterie peut aussi être une solution.

Enfin, des stress importants, des états anxieux, des états de détresse sont aussi à l’origine d’agitations nocturnes chez les chats.

Pour soulager les propriétaires de ces agissements félins, on propose avant toute chose de ne jamais plus réagir (en bien ou en mal !), car cela conforte le chat dans ces comportements. D’autre part, le professionnel du comportement du chat proposera une évaluation de la situation pour comprendre les raisons qui poussent le chat à agir ainsi, et faire les propositions qui soulageront le chats et ses propriétaires !

Le chat “caressé-mordeur”

Classé dans : L'agressivité — Wrote by admin on Lundi, juin 16th, 2008 @ 18:43

On appelle un chat “caressé-mordeur” lorsque celui-ci ne laisse pas ses propriétaires le caresser plus de quelques secondes avant de les mordre, parfois très violemment. Souvent, les personnes ont la sensation de vivre avec un chat tyrannique !

En fait, la plupart des chats caressé-mordeurs n’aiment pas particulièrement les caresses. Ils apprennent assez rapidement avec le temps qu’il n’y a que la morsure qui fait cesser les caresses. Et il en arrive à mordre de plus en plus fort si les personnes continuent de caresser le chat malgré de gentils mordillements qui préviennent que le chat ne veut plus être caressé.

Pour éviter que cela n’arrive, ou pour diminuer ce phénomène, suivez ces quelques conseils :

-Ce n’est pas parce que le chat s’installe sur vos genoux, se frotte contre vous ou s’allonge sur le flanc ou sur le dos (vous montrant ainsi son ventre) qu’il veut être caressé ! En langage chat, ces comportements ne sont pas des demandes, mais soit des comportements territoriaux d’occupation de l’espace, soit de simple comportements de liens sociaux.

-Lorsque vous caressez votre chat, dès qu’il tourne la tête vers votre mains et bouge ses oreilles, arrêtez de le toucher ! Ne vous fiez pas aux mouvements de sa queue, c’est surtout ses oreilles qu’il faut surveiller !

-Moins vous chercherez à caresser votre chat, plus il viendra vers vous

-Ne le punissez pas lorsqu’il vous mord, mais levez-vous et changez de pièce ou posez-le à terre (calmement).

Des thérapies comportementales très efficaces sont disponibles pour rétablir de bonnes relations entre le chat et ses propriétaires. On peut tout à fait rendre un chat “caressé-mordeur” non mordeur !

Florence Cailliot-d’Ivernois
Comportementaliste

Spécialiste de la relation Homme - Chat

L’agressivité par peur

Classé dans : L'agressivité, Questions frequentes — Wrote by admin on Lundi, juin 16th, 2008 @ 18:39

chat qui a peurSi le chat a vécu un choc émotionnel, un gros effet de surprise, une situation effrayante, son premier réflexe va être d’agresser s’il ne peut pas fuir. Nombre de chats par exemple ont peur des sonneries d’interphones, ou de téléphone (peut-être parce qu’ils ont souvent été réveillés en sursaut suite à ces sonneries !). Lorsque le chat a eu peur de quelque chose, il va associer les êtres vivants qui étaient présents lors de cette peur à ce qui a déclenché la peur. Les chats qui ont peur ont aussi parfois vécus des stress importants dans leur enfance, par nécessairement des traumatismes, mais des situations très effrayantes pour les petits êtres qu’ils étaient alors.

C’est comme ça que des chats se mettent à agresser des invités parce qu’ils ont peur des inconnus, ou parfois seulement des hommes. D’autres agressent leurs propriétaires après une grosse frayeur (ils “redirigent leur agressivité”). Certains vont agresser l’autre chat de la maison seulement parce qu’il a été associé à un évènement effrayant.

Les chats peuvent agresser au moment de la peur, ce qui est tout à fait normal. Ce qui l’est moins, c’est qu’ils continuent régulièrement d’être agressif alors que l’objet de la peur initiale n’est plus présent. Dans ce cas, on se tourne vers des états anxieux qui génèrent des intolérances de plus en plus présentes et poussent le chat à un comportement agressif. Dans ce cas, c’est l’aide combinée d’un vétérinaire et d’un(e) comportementaliste qui permettra au chat de sortir de son anxiété (combinaison d’une thérapie comportementale et d’une médication).

Florence Cailliot-d’Ivernois
Comportementaliste

L’agressivité du chat déclenchée par de mauvaises relations avec les propriétaires

Classé dans : L'agressivité — Wrote by admin on Lundi, juin 16th, 2008 @ 18:35

Savez-vous que l’on peut rendre un chat agressif par nos simples agissements ? Evidemment, pour se faire, il faut que chat ait, disons, un “terrain favorable”, entre autre qu’il soit par exemple mal sevré ou qu’il soit émotionnellement instable. Cela dit, un chat parfaitement bien sevré, très entier dans ses comportements (bon chasseur par exemple) peut aussi devenir une véritable machine de guerre si l’on fait ce qu’il faut !

Jouer à la bagarre avec un chat va l’inciter à développer son agressivité.

Le punir régulièrement (physiquement ou même par de nombreuses réprimandes), parce qu’il y a de nombreux interdits dans la maison, va également le rendre agressif très rapidement.

Lui imposer de grandes frustrations peuvent le pousser à devenir agressif : régime, impossibilité de sortir et d’explorer, portes des pièces principales fermées dans l’habitation.

Imposer au chat trop d’interactions affectueuses alors qu’il n’en veut pas ne lui laissera pas le choix : il doit être agressif pour faire cesser vos envahissements (mais les agressions n’ont pas lieux nécessairement au moment des caresses ou quand vous le prenez dans les bras, mais plutôt lorsque vous êtes au calme !)

Et de manière générale, mettre un chat de tempérament joueur et actif dans une habitation close (type appartement) peut rapidement pousser le chat à tourner tous ses instincts brimés vers un comportement agressif vis à vis de ses propriétaires.

Et lorsque le chat se met à être agressif, il peut faire très mal, jusqu’à envoyer ses propriétaires à l’hôpital. N’attendez pas pour faire appel à un professionnel !

Florence Cailliot-d’Ivernois
Comportementaliste

Spécialiste de la relation Homme - Chat

L’agressivité d’inactivité chez le chat adulte

Classé dans : L'agressivité — Wrote by admin on Lundi, juin 16th, 2008 @ 18:26

Lorsque l’agressivité du chat n’est pas d’origine médicale, plusieurs autres causes peuvent être mises en avant pour expliquer ce phénomène.

Le premier facteur d’agressivité chez le chat est l’inactivité. Lorsque le chat vit en appartement, ou qu’il n’est pas suffisamment stimulé sur 24h, il va ressentir de fortes frustrations qui vont le pousser à les exprimer de cette façon s’il a une tendance naturelle à mordre. Il peut se mettre à attaquer ses propriétaires de façon inattendue, de jour comme de nuit (si les personnes se relèvent la nuit par ex.). Il peut aussi entamer des jeux de bagarres (si une personne s’y prête) et mal contrôler ses émotions, faisant tourner ce jeu en véritable attaque.

Le chat peut aussi se mettre à attaquer les personnes en particulier lorsqu’elles sont calmes ou qu’elles vont se coucher. La présence des personnes le stimule à ce qu’il se passe quelque chose, mais si elles restent assises sans rien faire ou qu’elles partent se coucher pour la nuit, le chat se sent très frustré, frustration qu’il va exprimer en attaquant.

Aucun comportement agressif chez le chez n’est uni causal. Une consultation auprès d’un(e) comportementaliste est souvent nécessaire pour faire une véritable évaluation de la situation, et permettre des propositions concrètes et adaptées à chaque chat.

Florence Cailliot-d’Ivernois
Comportementaliste

Spécialiste de la relation Homme - Chat

Mon fidel ami © Comportementaliste