Un chien qui aboie est un bon gardien ?

Classé dans : Les aboiements, Les comportements gênants du chien — Wrote by admin on Mardi, juin 17th, 2008 @ 16:50

C’est commun de l’entendre dire et cette assertion est parfois vraie, mais elle est aussi parfois fausse. Cela vaut bien que l’on s’y attarde, car de l’utile au nuisible, les aboiements d’un chien ont tôt fait de devenir un comportement problématique pour ses propriétaires et son entourage.

En plus de ses moyens de communications gestuelles (et donc silencieuses) le chien dispose de moyens sonores pour exprimer ses émotions et ses intentions. Large gamme d’expressions vocales allant du gémissement au grognement, en passant par l’aboiement et le hurlement, le tout en diverses modulations.

L’animal qui n’aboie pas de façon intempestive au moindre bruit ou passage et qui se tempère vite, jouit d’un bon équilibre émotionnel et c’est sûrement celui-là qui peut représenter le type même du bon gardien.

A l’opposé celui qui aboie au moindre bruit ou « pour un rien » (de l’avis de ses propriétaires et de l’entourage, mais pas du chien !) et que l’on a bien du mal à faire taire, affiche une inquiétude manifeste que ses propriétaires ne sont pas parvenus à apaiser et contrôler.

Double message : dissuader l’intrus et prévenir d’une arrivée

Utile est l’aboiement par lequel le chien prévient et attire l’attention sur ce qui survient. Cette sorte de « qui va là !? » est une communication sociale destinée au groupe familial comme à l’individu qui passe ou surgit, et c’est ce qui peut faire apprécier le chien comme gardien.

Ce mode de communication est normal et essentiel pour le chien, sachant que c’est l’Homme en le domestiquant qui a sur-développé et exploité cette disposition à l’aboiement. Un canidé sauvage usant bien peu de ce moyen de communication très sonore, pour ne pas être repéré de ses proies (!) ou d’un possible autre prédateur.

Résultat, les aboiements d’un chien, selon les circonstances et la place où l’on se trouve, sont appréciés par les uns et vécus comme une nuisance par d’autres, et c’est la loi qui doit parfois trancher pour faire respecter la légitime tranquillité de tous.

Pour ne pas en arriver là et cohabiter avec un chien qui aboie seulement à bon escient, la tâche est ardue pour l’animal comme pour ses maîtres.

Cela doit s’organiser de préférence dès le plus jeune âge de l’animal, ou se réorganiser avec un comportementaliste, si l’aboyeur est trop « bavard », et dérange ses propriétaires et/ou le voisinage.

Danièle Mirat
Comportementaliste
Spécialiste des rapports hommes - chiens

Mon fidel ami © Comportementaliste