Doit-on envisager la castration d’un chien « grognon » ?

Classé dans : Chiens, L'agressivité, Les comportements gênants du chien — Wrote by admin on Mardi, juin 17th, 2008 @ 16:16

La castration d’un chien n’est pas une solution face aux difficultés relationnelles qu’il peut avoir avec son entourage familial (ou les visiteurs, parents, amis ou autres…)

C’est une solution dans les cas de compétition sexuelle entre congénères, mais pas pour les situations de simples échanges sociaux avec d’autres individus qu’ils soient de sa propre espèce ou de l’espèce humaine.

Cela dit, un chien qui grogne face à ses maîtres (ou les visiteurs) vit quelque chose qui l’inconforte, qu’il ne comprend pas et/ou qui lui fait peur, et cela ne doit jamais être ignoré ou banalisé, mais rapidement identifié et compris.

Grogner, c’est menacer pour faire cesser (c’est donc prévenir) et si l’on ne respecte pas la menace, le chien finira par la mettre à exécution… c’est à dire peut-être mordre ! On lui apprendrait au passage que menacer ne sert à rien (puisque cela ne fait pas cesser ce qui le gêne) et il en viendrait à mordre directement sans plus prévenir.

Plutôt que s’indigner de la conduite (certes inacceptable !) du chien, il s’agit de rapidement chercher à s’expliquer ce qui peut le motiver, en faisant appel à un comportementaliste.

Plus tôt on recourra à ses services, plus vite on pourra comprendre, réorganiser et sécuriser la relation avec le chien.

Danièle Mirat
Comportementaliste
Spécialiste des rapports hommes - chiens

Il grogne c’est qu’il est méchant ?

Classé dans : Chiens, L'agressivité, Les comportements gênants du chien — Wrote by admin on Mardi, juin 17th, 2008 @ 16:11

Et s’il a mordu, est-ce qu’il remordra forcément ?

Que ses menaces s’adressent à un congénère ou un être humain, quand un chien grogne c’est pour prévenir son entourage que quelque chose l’inquiète ou lui fait peur, l’incommode ou lui fait mal et qu’il souhaite que cela cesse.

Tout chien aura son propre seuil de tolérance/intolérance à une situation, et s’il est capital de savoir reconnaître pourquoi un chien menace (qu’est-ce qui a été vécu si négativement ? en réaction à quelle situation, quel évènement ?) il l’est tout autant de respecter son message.

En cas d’inefficacité de la menace (ex : l’autre s’obstine dans son attitude, ne renonce pas à un éventuel enjeu, ne donne pas de signe de soumission) celle-ci sera mise à exécution par morsure.

Les parents doivent tout spécialement apprendre aux enfants par exemple : « Non, le chien ne sourit pas, même s’il montre les dents » ou « Non, le chien ne ronronne pas comme le chat, mais s’il grogne c’est qu’il n’est pas content et veut qu’on le laisse tranquille ». On lui apprendra qu’il faut arrêter ce qu’il est en train de faire et qu’il doit quitter les lieux calmement.

* « Méchant » ne devrait pas être employé pour qualifier un chien, car la notion de nuire à l’autre, contenue dans ce mot, ne peut pas être appliquée à l’animal

Danièle Mirat
Comportementaliste
Spécialiste des rapports hommes - chiens

Chien gentil…chien méchant… Question de races ?

Classé dans : Chiens, L'agressivité, Les comportements gênants du chien — Wrote by admin on Mardi, juin 17th, 2008 @ 15:08

Il n’y a pas de races « gentilles » et d’autres « méchantes* » et attention à ce pas franchi par certains qui prétendent que « les agressives » sont surtout les races de molosses.

Tout est une question d’individus et pas de races. Qu’il y ait davantage de forts tempéraments dans les races molossoïdes, avec des mâles plutôt sourcilleux face à d’autres mâles, c’est indéniable. La possession de tels chiens invite d’ailleurs leurs maîtres (et bien sûr ceux aussi des plus petites races) à être très avertis que toutes les étapes du développement de l’animal sont importantes pour en faire « un gentil » ou pas.

C’est depuis la qualité du vécu prénatal + une bonne socialisation du chiot aux espèces canine et humaine chez l’éleveur + une soigneuse éducation et une bonne communication que l’on façonnera un chien adulte bien équilibré (molosse ou non).

* « Méchant » ne devrait pas être employé pour qualifier un chien, car la notion de nuire à l’autre, contenue dans ce mot, ne peut pas être appliquée à l’animal

Danièle Mirat
Comportementaliste
Spécialiste des rapports hommes - chiens

L’agressivité par peur

Classé dans : L'agressivité, Questions frequentes — Wrote by admin on Lundi, juin 16th, 2008 @ 18:39

chat qui a peurSi le chat a vécu un choc émotionnel, un gros effet de surprise, une situation effrayante, son premier réflexe va être d’agresser s’il ne peut pas fuir. Nombre de chats par exemple ont peur des sonneries d’interphones, ou de téléphone (peut-être parce qu’ils ont souvent été réveillés en sursaut suite à ces sonneries !). Lorsque le chat a eu peur de quelque chose, il va associer les êtres vivants qui étaient présents lors de cette peur à ce qui a déclenché la peur. Les chats qui ont peur ont aussi parfois vécus des stress importants dans leur enfance, par nécessairement des traumatismes, mais des situations très effrayantes pour les petits êtres qu’ils étaient alors.

C’est comme ça que des chats se mettent à agresser des invités parce qu’ils ont peur des inconnus, ou parfois seulement des hommes. D’autres agressent leurs propriétaires après une grosse frayeur (ils “redirigent leur agressivité”). Certains vont agresser l’autre chat de la maison seulement parce qu’il a été associé à un évènement effrayant.

Les chats peuvent agresser au moment de la peur, ce qui est tout à fait normal. Ce qui l’est moins, c’est qu’ils continuent régulièrement d’être agressif alors que l’objet de la peur initiale n’est plus présent. Dans ce cas, on se tourne vers des états anxieux qui génèrent des intolérances de plus en plus présentes et poussent le chat à un comportement agressif. Dans ce cas, c’est l’aide combinée d’un vétérinaire et d’un(e) comportementaliste qui permettra au chat de sortir de son anxiété (combinaison d’une thérapie comportementale et d’une médication).

Florence Cailliot-d’Ivernois
Comportementaliste

L’agressivité du chat déclenchée par de mauvaises relations avec les propriétaires

Classé dans : L'agressivité — Wrote by admin on Lundi, juin 16th, 2008 @ 18:35

Savez-vous que l’on peut rendre un chat agressif par nos simples agissements ? Evidemment, pour se faire, il faut que chat ait, disons, un “terrain favorable”, entre autre qu’il soit par exemple mal sevré ou qu’il soit émotionnellement instable. Cela dit, un chat parfaitement bien sevré, très entier dans ses comportements (bon chasseur par exemple) peut aussi devenir une véritable machine de guerre si l’on fait ce qu’il faut !

Jouer à la bagarre avec un chat va l’inciter à développer son agressivité.

Le punir régulièrement (physiquement ou même par de nombreuses réprimandes), parce qu’il y a de nombreux interdits dans la maison, va également le rendre agressif très rapidement.

Lui imposer de grandes frustrations peuvent le pousser à devenir agressif : régime, impossibilité de sortir et d’explorer, portes des pièces principales fermées dans l’habitation.

Imposer au chat trop d’interactions affectueuses alors qu’il n’en veut pas ne lui laissera pas le choix : il doit être agressif pour faire cesser vos envahissements (mais les agressions n’ont pas lieux nécessairement au moment des caresses ou quand vous le prenez dans les bras, mais plutôt lorsque vous êtes au calme !)

Et de manière générale, mettre un chat de tempérament joueur et actif dans une habitation close (type appartement) peut rapidement pousser le chat à tourner tous ses instincts brimés vers un comportement agressif vis à vis de ses propriétaires.

Et lorsque le chat se met à être agressif, il peut faire très mal, jusqu’à envoyer ses propriétaires à l’hôpital. N’attendez pas pour faire appel à un professionnel !

Florence Cailliot-d’Ivernois
Comportementaliste

Spécialiste de la relation Homme - Chat

L’agressivité d’inactivité chez le chat adulte

Classé dans : L'agressivité — Wrote by admin on Lundi, juin 16th, 2008 @ 18:26

Lorsque l’agressivité du chat n’est pas d’origine médicale, plusieurs autres causes peuvent être mises en avant pour expliquer ce phénomène.

Le premier facteur d’agressivité chez le chat est l’inactivité. Lorsque le chat vit en appartement, ou qu’il n’est pas suffisamment stimulé sur 24h, il va ressentir de fortes frustrations qui vont le pousser à les exprimer de cette façon s’il a une tendance naturelle à mordre. Il peut se mettre à attaquer ses propriétaires de façon inattendue, de jour comme de nuit (si les personnes se relèvent la nuit par ex.). Il peut aussi entamer des jeux de bagarres (si une personne s’y prête) et mal contrôler ses émotions, faisant tourner ce jeu en véritable attaque.

Le chat peut aussi se mettre à attaquer les personnes en particulier lorsqu’elles sont calmes ou qu’elles vont se coucher. La présence des personnes le stimule à ce qu’il se passe quelque chose, mais si elles restent assises sans rien faire ou qu’elles partent se coucher pour la nuit, le chat se sent très frustré, frustration qu’il va exprimer en attaquant.

Aucun comportement agressif chez le chez n’est uni causal. Une consultation auprès d’un(e) comportementaliste est souvent nécessaire pour faire une véritable évaluation de la situation, et permettre des propositions concrètes et adaptées à chaque chat.

Florence Cailliot-d’Ivernois
Comportementaliste

Spécialiste de la relation Homme - Chat

L’agressivité du chaton

Classé dans : Le chaton — Wrote by admin on Lundi, juin 16th, 2008 @ 18:03

Le chaton agressifLe chaton est par nature un petit animal qui affectionne deux types de jeux : la simulation de chasse incluant la recherche d’objets après lesquels il aime courir et attraper, et la bagarre. Plusieurs chatons entre eux passent de longs moments entre eux à se battre, et ce jusqu’à 6 mois voire 2 ans s’ils cohabitent longtemps ensemble. Lorsque l’on adopte un chaton, il est donc très naturel qu’il cherche régulièrement à mordre les mains, à attaquer ses propriétaires et à “se battre” avec eux. Il n’y a donc pas à s’inquiéter de ces comportements au départ. Cela dit, cette agressivité peut devenir problématique si plusieurs facteurs viennent rendre son comportement difficilement gérable et excessif :

-Le manque de stimulation au quotidien (les propriétaires s’absentent trop longtemps en journée. Le chaton va accumuler un besoin d’activité durant de longues heures, et lorsqu’il peut enfin exprimer ses besoins de jeux, cela se fait de façon frénétique et relativement incontrôlable.

-Le mauvais sevrage, c’est à dire un chaton qui a été séparé de sa mère avant ses 3 mois. Ses bases émotionnelles sont rognées par ce mauvais sevrage, lui offrant de fait un mauvais contrôle de lui-même, en particulier une mauvaise gestion de ses propres émotions. Donc, lorsqu’il ressent de la peur, de l’excitation, du stress, il les exprime de façon souvent excessive, sans grand contrôle. Et les jeux de bagarre se terminent en véritables attaques sans aucune inhibition de la morsure ou des griffures.

-L’incitation à la violence de la part de ses propriétaires. Tout comportement punitif de la part des humains va augmenter le stress et l’apprentissage de la violence chez le chaton. Jouer à la bagarre avec lui est une mauvaise idée dès lors qu’il commence à faire mal. Le punir pour un ci ou un ça est aussi une autre façon de le rendre agressif. Le taper, lui donner des pichenettes sont autant de facteurs qui favorisent l’agressivité du chaton.

Une règle simple à retenir lorsqu’un chaton est agressif dans le jeu : arrêter net le jeu et ignorer le chaton (voire l’isoler gentiment) pendant quelques secondes ou minutes. Puis recommencer le jeu comme si de rien, si possible sans faire usage de ses mains. (canne à pêche, balle etc.)

Dans tous les cas il est recommandé de faire appel à un(e) comportementaliste pour mettre en place les bonnes règles de vie avec un chaton pour que son agressivité ne dure par à l’âge adulte.

Florence Cailliot-d’Ivernois
Comportementaliste

Spécialiste de la relation Homme - Chat

Mon fidel ami © Comportementaliste