La période néonatale du chaton

Classé dans : Le chaton — Wrote by admin on Mercredi, juillet 2nd, 2008 @ 19:12

A la naissance, les chatons, dépourvus d’autonomie, sont particulièrement fragiles.
Leurs premiers jours de vie se déroulent dans un environnement limité aux stimulations tactiles et olfactives et ils dépendent entièrement de leur mère (pour se nourrir, éliminer…) : un solide lien doit les rapprocher. L’attachement entre la chatte et ses petits, vital, se met en place dès les premières minutes de vie. Leur thermorégulation étant incomplète, les chatons vont se blottir les uns contre les autres et, pendant la première semaine, ils ne peuvent pas se déplacer. Par contre, si la mère est souvent dérangée, elle va les transporter fréquemment, ce qui peut leur être fatal. Entre le 7ème

et le 14ème jour, leurs yeux et leurs oreilles s’ouvrent, donnant une nouvelle dimension à leur environnement.

Amandine ROULET

Comportementaliste pour chats (Paris et Île de France)

www.chatvamal.fr

Comment évaluer une bonne ou une mauvaise cohabitation ?

Classé dans : Chats — Wrote by admin on Lundi, juin 16th, 2008 @ 19:54

Seul un professionnel du comportement du chat peut offrir une vraie bonne évaluation (à domicile) de cohabitation entre chats, et faire les propositions adéquates. Mais voici quelques éléments d’éclairage pour vous faire une idée de la cohabitation entre vos chats.

Une bonne cohabitation entre chats se repère aux signes suivants :
- les chats se battent sans se faire mal, ils échangent seulement des coups de pattes
- ils dorment ensemble ou dans la même pièce ou sur le même lit
- ils se lèchent mutuellement, occasionnellement ou souvent
- ils dorment d’un vrai sommeil (sans avoir l’air de guetter en permanence)

A contrario, une mauvaise cohabitation (de plus de deux mois) se manifeste de la manière suivante :
- Un des chats se fait agresser en permanence
- Un des chats est contraint de vivre caché ou toujours au même endroit
-Les bagarres sont bruyantes (beaucoup de cris) mais rares. Elles peuvent occasionner des blessures, mêmes minimes (à l’oreille par exemple, ou une morsure sur l’arrière train)

-Comportement de marquage de l’un des deux chats.

-Présence de certaines maladies ou affections chez l’un des chats (cystites, diabète, insuffisance rénale, pellicules, hyperthyroïdie etc.)

-L’un des chats semble guetter en permanence les agissements de l’autre et l’empêche de se déplacer.

Le signe le plus manifeste d’une mauvaise cohabitation, est que l’un des chat n’investit plus l’espace avec autant d’aisance. Il n’ose plus se déplacer librement dans l’habitation, reste plutôt toujours dans la ou les mêmes pièces en évitant soigneusement l’autre chat.

Florence Cailliot-d’Ivernois
Comportementaliste

Spécialiste de la relation Homme - Chat

Les cohabitations qui peuvent fonctionner, celles qui vont échouer

Classé dans : Chats — Wrote by admin on Lundi, juin 16th, 2008 @ 19:52

Les cohabitations qui peuvent fonctionner, celles qui vont échouer

Les cohabitations entre chats qui ont le plus de chances de fonctionner sont les suivantes :

- Des chats habitués à cohabiter ou à fréquenter régulièrement d’autres chats.

- Des chats stérilisés

- Des chats jeunes (moins de 2 ans : l’attrait du jeu est plus fort que la territorialité)

- Deux chattes adultes stérilisées. Pas de mélange stérilisé/non stérilisé !

- Deux chatons d’une même portée ou deux copains d’un même refuge

Une chatte mère et un très jeune chaton

Les cohabitations qui échouent le plus souvent sont les suivantes :

- Un vieux chat (plus de 10 ans) et un chaton (plein de vie, qui n’aura de cesse d’enquiquiner le plus vieux).

- Un chat entier et un chat castré

- Deux chats mâles entiers

- Un chat adulte (de plus de 2 ans) vivant seul depuis son enfance et un jeune chaton ou un chat de moins de 2 ans.

-Un chat élevé exclusivement avec des humains depuis sa prime enfance qui ne sait peut-être même pas qu’il est un chat, avec n’importe quel autre chat.

Au-delà de la présence 3 chats dans une même habitation, les probabilités d’entente entre chats diminuent de moitié avec chaque chat supplémentaire. Au mieux, les rapports seront pacifiques, au pire, les cohabitations seront impossible, avec parfois l’impossibilité de se battre si l’espace est trop réduits, mais du coup une augmentation significative des maladies somatiques et autres chez certains chats (cystites, problèmes rénaux, cancers etc.)

Florence Cailliot-d’Ivernois
Comportementaliste

Spécialiste de la relation Homme - Chat

Les problèmes de cohabitation entre chats (2). Faire les présentations

Classé dans : Chats — Wrote by admin on Lundi, juin 16th, 2008 @ 19:48

Les problèmes de cohabitation entre chats (2). Faire les présentations

Il faut procéder par étapes : laisser le premier chat dans une pièce pendant 2-3 jours (le premier sentira déjà sa présence via les odeurs qui circulent).

Puis laisser le chat découvrir les autres pièces au fur et à mesure, une à deux heures sous surveillance. Ne soyez pas surpris par les réactions du premier chat : il crachera sûrement à la vue de cet intrus, grondera, donnera peut-être des coups de pattes…c’est classique ! Cela peut durer quelques jours. N’intervenez pas et ne les touchez pas lors des rencontres, car le stress peut rendre agressif.

Puis on allonge ce temps d’exploration (de quelques heures à une journée), tout en remettant le chat dans sa pièce la nuit pour laisser à l’autre chat le temps de “récupérer” et de refaire ses marques. Cela peut durer au moins une bonne semaine.

Passée cette première semaine, voire deux si cela se fait difficilement, on ouvre toutes les portes et on laisse les choses se faire. Si l’un des chats montre des signes évident d’anxiété lié à cette cohabitation, il ne faut pas hésiter à l’enfermer dans “sa” pièce quelques heures pour le laisser se reposer sans avoir à guetter les aller et venues et agissements de l’autre chat : c’est très fatigant et stressant pour lui. Il appréciera de pouvoir dormir sur ses deux oreilles et ne souffrira pas de se sentir exclu, au contraire : il se sentira maître des lieux et tranquille.

Malgré toutes ces recommandations, ce n’est pas la façon dont on gère la première rencontre entre chats qui sera déterminante pour leur cohabitation future. On pourrait très bien aussi les mettre en présence l’un de l’autre d’entrée de jeu sans pour autant améliorer ou détériorer leur entente future. Mais ces précautions permettent de leur laisser le temps de s’habituer l’un à l’autre en douceur, sans stress violents. Cela minimise entre autre les risques de souillures d’anxiété.

Il faut attendre au moins 2 mois pour être fixé et savoir vraiment si la cohabitation se fait ou pas. Il faut donc patienter et en les observant tranquillement lors des rencontres, sans intervenir ni les toucher pour ne pas les stresser.

La visite d’un(e) comportementaliste peut vous permettre d’évaluer la situation et d’arranger l’espace pour améliorer les choses.

Florence Cailliot-d’Ivernois
Comportementaliste

Spécialiste de la relation Homme - Chat

Les problèmes de cohabitation entre chats (1)

Classé dans : Chats — Wrote by admin on Lundi, juin 16th, 2008 @ 19:46

Le chat est-il un être social ou solitaire ? Les deux ! Un chat est autant capable d’être social que solitaire, et cela dépend de ses conditions d’élevage dans l’enfance et de l’espace disponible.
Plus un chaton est entouré d’autres chatons et d’autres chats adultes, plus il est capable de contacts sociaux et amicaux avec les autres chats une fois devenu adulte.
Les chatons, au milieu de la portée, grandissent avec d’autres chatons. Ils sont donc, au démarrage, des êtres sociaux.
Jusqu’à ce que ce soit l’âge de s’éloigner du camp familial pour aller faire sa vie de chat adulte plus loin. S’il y a suffisamment d’espace, ces chats redeviennent solitaires et défendent leur territoire. Mais s’il n’y a pas assez d’espace, les chats doivent continuer de cohabiter avec d’autres chats.
Un chaton retiré de sa portée très tôt ou étant le fruit d’une portée unique a bien moins de chance de devenir à l’âge adulte un chat social et sociable. Lorsqu’on adopte un chaton très jeune, et qu’on le fait vivre seul avec des humains pendant plus de trois ans, il aura une capacité très limitée à supporter l’arrivée d’un autre chat. A l’inverse, si l’on adopte un chat et qu’on le fait vivre d’entrée de jeu avec un ou plusieurs autres chats, il supportera beaucoup plus facilement de partager son territoire avec d’autres chats.

Mais tout ça relève également et surtout d’une chimie très complexe que l’on peut difficilement expliquer. L’entente entre chats ne diffère pas de l’entente entre humains : c’est une histoire d’atomes crochus, et on ne peut forcer des individus à s’apprécier s’ils ne le veulent pas…Au mieux on réussit à en faire de grands copains. Au pire, l’entente ne se fera jamais et il faudra envisager de se séparer de d’un des chats.

Florence Cailliot-d’Ivernois
Comportementaliste

Spécialiste de la relation Homme - Chat

Prévenir les problèmes de malpropreté

Classé dans : Les comportements gênants du chat — Wrote by admin on Lundi, juin 16th, 2008 @ 19:26

Puisque le comportement de marquage est très instinctif chez le chat, quelques précautions s’imposent pour éviter qu’il ne se réveille chez votre minou et ne devienne dérangeant voire insupportable :

-Positionnez la litière non loin d’une pièce “à vivre” (ou mieux : dans une pièce principale, même derrière un canapé !). Sans que ce soit placé dans un lieu de passage, elle ne doit pour autant pas être dans un endroit éloigné, trop discret, acculé d’où les odeurs ne pourront pas se diffuser suffisamment au goût du chat.

-Otez les couvercles et portes battantes des litières. Les couvercles ne permettent pas la diffusion des odeurs pour le chat, et enferment le chat qui par nature ne fait pas ses besoins en étant “caché”.

-Ne nettoyez pas trop la litière ! En mettant un bon 5 cm de litière, avec un chat, vous pouvez laisser les déjections jusqu’à 3 jours de suite (max.) et faire un nettoyage complet à l’eau chaude une fois par semaine voire tous les 9 jours.

-Ne punissez pas votre chats quelles qu’en soient les raisons.

-Favorisez chez votre chat l’activité plutôt que les câlins

-Ne ramenez pas un autre chat si votre premier chat a déjà plus de 2 ans.

Dès lors qu’un problème de malpropreté est installé, ne tardez pas à faire appel au comportementaliste de votre région !

Florence Cailliot-d’Ivernois
Comportementaliste

Spécialiste de la relation Homme - Chat

Le marquage urinaire et fécale.

Classé dans : Les comportements gênants du chat — Wrote by admin on Lundi, juin 16th, 2008 @ 19:24

Première cause de consultation comportementale, le marquage urinaire et fécale arrive en tête du box office des causes d’abandon de chat.

D’où un grand intérêt de savoir s’en préoccuper avant que le ras le bol ne s’installe !

Vous avez vérifié auprès d’un vétérinaire que le cause n’est pas médicale ? Dans ce cas, ne tardez pas ! Faites rapidement appel à un(e) comportementaliste spécialiste du chat. Beaucoup de solutions existent pour diminuer ou stopper ce comportement, pourquoi s’en passer ?
Nous parlons communément de “malpropreté”, mais le chat n’a absolument pas conscience de ce qui est “propre” ou “malpropre”. Son urine ou ses excréments sont pour lui des choses très agréables qui “sentent bon le chat” et qui lui servent à communiquer via les phéromones qu’elles contiennent. Instinctivement, le chat urine et défèque en différents lieux. Il est donc déjà bien “généreux” d’accepter de ne se servir que d’une seule ou deux litières.
Voici quelques causes de malpropreté chez le chat :

- Relations conflictuelles avec son/ses propriétaires
- Peur, stress et des punitions ou réprimandes fréquentes
- Présence d’un ou plusieurs autres animaux (chats, chiens etc.) que la cohabitation soit bonne ou non.
- Menace provenant de l’extérieur (un chat qui rôde, un chien chez les voisins etc.)
- Une/des  litières mal placées, fermées par un couvercle, trop nettoyées ou pas assez, bref, inadaptées au chat.
- Un territoire inadapté aux besoins du chat (trop petit, pas assez d’activité, trop de changements, trop d’agitations)
- Hyper attachement à un être : malpropreté suite à son départ ou ses absences trop longues (vacances)
- Propriétaires trop “envahissants” qui dérangent le chat trop souvent et le déplacent (en le prenant dans les bras par ex.)
-Territoire frustrant  : pièces de la maison tantôt accessibles, tantôt inaccessibles
-Toute émotion forte, telle que la frustration, la peur, la faim peuvent provoquer la malpropreté.
-Tout grand évènement : arrivée d’un enfant, déménagement, visite chez le vétérinaire, vacances etc.

Florence Cailliot-d’Ivernois
Comportementaliste

Spécialiste de la relation Homme - Chat

Les miaulements intempestifs

Classé dans : Les comportements gênants du chat — Wrote by admin on Lundi, juin 16th, 2008 @ 19:13

Votre chat vous réveille toutes les nuits, au petit matin ou au moment de votre coucher en miaulant à tue-tête, en faisant tomber des objets, en grattant à la porte ? La première chose à vérifier est la bonne santé du chat. En effet, la maladie, la douleur, la sénilité du chat peuvent le pousser à ces agissements.

D’un point de vue comportemental, la grande majorité des agitations nocturnes trouvent leurs causes dans l’inactivité du chat. Il s’ennuie, et supporte mal de vous savoir là et qu’il ne se passe rien pour lui. L’autre piste à explorer concerne l’hyper attachement. Le chat, qui se réveille souvent la nuit, va déranger son être d’attachement pour lui réclamer présence, câlins, et interactions à pas d’heures. Une thérapie comportementale de “détachement” pourra soulager la situation.

Les chatons, avant leurs 5 mois, ont besoin de dormir auprès de leurs êtres d’attachement. Il est donc souhaitable de dormir avec eux, car leurs miaulements nocturnes traduisent bel est bien de la détresse.

L’autre cause de ces agissements concerne les chats très territoriaux. Ils supportent mal qu’une pièce à vivre leur soit inaccessible, alors même que vous occupez cette pièce.

Enfin, la mise au régime d’un chat peut déclencher des agitations nocturnes : la faim pousse le chat à miauler pour réclamer à manger, même s’il n’est que 5 heures du matin ! Une meilleure distribution de la nourriture en plusieurs fois dans la journée peut aider. Une mise à disposition d’un distributeur de croquettes à minuterie peut aussi être une solution.

Enfin, des stress importants, des états anxieux, des états de détresse sont aussi à l’origine d’agitations nocturnes chez les chats.

Pour soulager les propriétaires de ces agissements félins, on propose avant toute chose de ne jamais plus réagir (en bien ou en mal !), car cela conforte le chat dans ces comportements. D’autre part, le professionnel du comportement du chat proposera une évaluation de la situation pour comprendre les raisons qui poussent le chat à agir ainsi, et faire les propositions qui soulageront le chats et ses propriétaires !

Les chats et les bébés

Classé dans : Chats — Wrote by admin on Lundi, juin 16th, 2008 @ 18:51

Le chat peut-il être agressif vis à vis d’un bébé ? A vrai dire, pas vraiment. Si l’arrivée de bébé peut générer chez le chat un certain stress, parfois très intense, c’est plutôt vers des comportements de marquage qu’il va se diriger. Au pire, il va se montrer agressif vis à vis de son être d’attachement (son/sa propriétaire favorite). Un bébé ne représente pas une menace pour le chat, tout du moins tant qu’il ne se déplace pas debout. Donc, il n’a pas de raison de l’agresser. Le risque de morsure, de coup de patte ou de coup de griffes surviennent lorsque l’enfant grandit et qu’il commence à embêter le chat, lui tirer les poils, venir vers lui en permanence, et qu’il ne le laisse pas tranquille. Même alors, les agressions sont défensives et généralement très sobres. Même des chats habitués à être agressifs montrent une grande inhibition vis à vis des petits. Cela dit, toute prudence est à garder en tête avec des chats vraiment perturbés émotionnellement, qui n’ont aucun auto-contrôles.

Un comportementaliste peut venir à domicile évaluer de risque de dangerosité d’une cohabitation chat-enfant, et faire les propositions qui permettront de limiter les risques d’agressions et les comportements de marquage urinaires ou fécales.

Florence Cailliot-d’Ivernois
Comportementaliste

Spécialiste de la relation Homme - Chat

Le chat “caressé-mordeur”

Classé dans : L'agressivité — Wrote by admin on Lundi, juin 16th, 2008 @ 18:43

On appelle un chat “caressé-mordeur” lorsque celui-ci ne laisse pas ses propriétaires le caresser plus de quelques secondes avant de les mordre, parfois très violemment. Souvent, les personnes ont la sensation de vivre avec un chat tyrannique !

En fait, la plupart des chats caressé-mordeurs n’aiment pas particulièrement les caresses. Ils apprennent assez rapidement avec le temps qu’il n’y a que la morsure qui fait cesser les caresses. Et il en arrive à mordre de plus en plus fort si les personnes continuent de caresser le chat malgré de gentils mordillements qui préviennent que le chat ne veut plus être caressé.

Pour éviter que cela n’arrive, ou pour diminuer ce phénomène, suivez ces quelques conseils :

-Ce n’est pas parce que le chat s’installe sur vos genoux, se frotte contre vous ou s’allonge sur le flanc ou sur le dos (vous montrant ainsi son ventre) qu’il veut être caressé ! En langage chat, ces comportements ne sont pas des demandes, mais soit des comportements territoriaux d’occupation de l’espace, soit de simple comportements de liens sociaux.

-Lorsque vous caressez votre chat, dès qu’il tourne la tête vers votre mains et bouge ses oreilles, arrêtez de le toucher ! Ne vous fiez pas aux mouvements de sa queue, c’est surtout ses oreilles qu’il faut surveiller !

-Moins vous chercherez à caresser votre chat, plus il viendra vers vous

-Ne le punissez pas lorsqu’il vous mord, mais levez-vous et changez de pièce ou posez-le à terre (calmement).

Des thérapies comportementales très efficaces sont disponibles pour rétablir de bonnes relations entre le chat et ses propriétaires. On peut tout à fait rendre un chat “caressé-mordeur” non mordeur !

Florence Cailliot-d’Ivernois
Comportementaliste

Spécialiste de la relation Homme - Chat

Mon fidel ami © Comportementaliste