Comment faire “taire notre chien ?

Classé dans : Chiens, Les aboiements, Les comportements gênants du chien — Wrote by admin on Mardi, juin 17th, 2008 @ 17:01

Ne pas induire ou encourager maladroitement les aboiements du chiot n’a pas toujours été facile tout au long de son jeune âge, et l’on peut se voir aujourd’hui débordé par un chien très aboyeur en maintes circonstances.

Exemple : au passage d’un congénère derrière la clôture du jardin, ou à l’arrivée d’une personne étrangère derrière le portail ou la porte de l’appartement, l’habitude était plutôt de réagir en donnant soi-même de la voix sur les aboiements du chien (à coups de « silence ! » et de « tais-toi ! » de + en + sonores, ce qui n’a pas conduit à l’apaisement de l’animal que le maître accompagnait maladroitement dans ce concert à deux.

Comment s’y prendre maintenant pour réduire tout cela et parvenir à un meilleur contrôle ? Les possibles solutions sont aussi nombreuses que les cas de figure :

  • Installer des pare-vue le long de clôtures suffit parfois à diminuer considérablement les aboiements d’un chien moins stimulé au niveau visuel.
  • Limiter ou barrer (si possible) l’accès à la porte d’entrée de l’appartement derrière laquelle les résidents de l’immeuble vont et viennent parfois bruyamment, soulage le chien un peu moins « en direct » avec ce qui l’inquiète.
  • Ou bien, sans hurler sur son chien, prendre plutôt l’habitude de lui montrer que l’on tient compte de son signal, en se dirigeant un peu vers lui et le lieu de son inquiétude. C’est une façon de lui indiquer que l’on se charge du problème, tout en l’invitant à revenir près de soi pour l’éloigner de la clôture ou de la porte, et le rediriger vers l’intérieur de la maison. Cela permet (certes, à moyen/long terme) de limiter les aboiements du chien dans ce type de circonstances, et progressivement : moins besoin de se déplacer, ne reste plus qu’à rappeler vers soi.
  • Prendre soin de ne pas laisser le chien aboyeur présider à l’accueil des visiteurs en l’isolant d’abord dans une pièce, permet d’organiser une entrée plus calme (à la condition préalable d’avoir familiarisé l’animal à passer des petits moments de solitude dans cette même pièce, comme ça pour rien de spécial, mais juste pour l’habituer à ne pas tout gérer du quotidien de ses maîtres)

Quant au collier anti-aboiement il ne devrait être utilisé que dans les cas les plus extrêmes (où le voisinage serait à bout de toute tolérance !) et avec l’aide du comportementaliste (dans le seul but que cet outil puisse se révéler éducatif et pas seulement punitif)

Et ne pas oublier ! Il est inutile de hurler pour que le chien obéisse (!)… il entend très bien. Son ouïe est bien plus performante que la nôtre. Il entend plus vite, plus de choses et avec une plus grande faculté de discerner un son au milieu d’autres. C’est justement cette grande sensibilité auditive qui le fait réagir promptement à divers bruits et même parfois douloureusement à des sirènes ou au tonnerre par exemple.


Mon fidel ami © Comportementaliste