Apprendre à son chiot à rester seul

Classé dans : Le chiot — Wrote by admin on Mardi, juin 17th, 2008 @ 17:06

Ce sont les premières nuits qui sont très difficiles pour le chiot, qui généralement vocalise sa détresse s’il est isolé sans aucune transition. Pleurs et aboiements auxquels on fini par céder, parce qu’insupportables la nuit aussi bien pour le voisinage que pour soi-même. Or, céder aux vocalises du chiot, lui apprend maladroitement qu’il faut aboyer pour obtenir !

Pour ne pas se trouver dans ce ficelage, il est préférable d’anticiper sur cette détresse vocale, en gardant le chiot près de soi la nuit dans son panier, et c’est en journée que l’on choisira de l’initier progressivement à être un peu seul dans une pièce, quand on est dans une autre.

Bref : pour ne pas précipiter un chiot dans un désarroi bien légitime, ne le laissons pas seul dès le lundi matin, quand on est allé le chercher à son élevage le samedi ! Organisons méthodiquement notre avenir avec lui pour une commune tranquillité.

1er temps : Initier d’abord la confiance

Le désarroi d’un très jeune chiot de 2 mois est très atténué, s’il reste dormir les premières nuits dans la chambre de ses maîtres (dans son panier et non dans le lit). Le fait de n’être pas isolé le rassure, il peut dormir (et ses maîtres aussi !) Pas de déambulations anxieuses en semant ses déjections partout, pas de pleurs ou hurlements…

Cette situation doit être provisoire, et il faudra savoir instaurer une distance en éloignant le panier jusque dans une autre pièce, pour assurer le futur bon équilibre du petit animal.

Un chiot acquis à 3 mois ou plus (et moins fragile émotionnellement qu’à 2 mois) peut ne rester que quelques jours dans la chambre, le temps d’évacuer le stress de son arrivée en terrain inconnu, et de tisser un nouveau lien d’attachement.

2ème temps : Initier ensuite à l’absence

Parallèlement, lorsqu’on est présent en journée à la maison, on peut vaquer à quelques courtes occupations dans une pièce en maintenant le chiot dans une autre, afin de l’exercer à la solitude. Le temps de prendre une douche, aller aux toilettes ou passer un coup de fil, on peut ignorer complètement les éventuels pleurs ou aboiements (à ces heures ils sont supportables par le voisinage). Seulement quand le chiot est calmé, on réapparaît sans en faire un événement, donc sans lui prêter attention. Petit à petit on allonge le temps passé dans les autres pièces, puis plus tard on peut même sortir pour de petites courses.

Le chiot se familiarise ainsi progressivement au banal de ces calmes allées et venues, et constate que les absences sont toujours suivies de retours (surtout sans spéciales effusions de joie !)

Quand il sait un peu rester seul sans stress en journée, c’est le moment de l’éloigner la nuit en mettant son panier hors de la chambre, et s’il y a quelques aboiements il faudra les ignorer absolument.

Pas de « chut » ni de « ça suffit ! » à ce stade, il doit avoir déjà observé qu’il ne lui sera pas répondu et il se calmera vite.

Dans le quotidien de la relation, en s’abstenant de répondre aux diverses sollicitations de caresses ou de jeux du chiot, mais en étant soi-même à l’initiative de tout échange et sans abuser des contacts avec lui, on évite qu’il soit d’autant plus en manque quand on s’absentera.

L’objectif d’avoir un chiot (et plus tard un chien) paisible quand il est seul, passe par ne pas être constamment en interaction et « collage » avec lui quand on est présent, ce qui est souvent l’inverse de ce que pratiquent les maîtres qui s’éloignent de nombreuses heures pour leur travail !

Un animal nourri de constantes interactions en notre présence, est d’autant plus soumis au vide immense et brutal produit par notre absence !

Le comportementaliste aidera s’il le faut, pour conduire ce travail d’organisation avec un chiot ou de réorganisation du quotidien avec un adulte, qui ne sait pas gérer sa solitude.

Danièle Mirat
Comportementaliste
Spécialiste des rapports hommes - chiens

Comment faire pour ne pas avoir « un chiot aboyeur »

Classé dans : Le chiot, Les aboiements, Les comportements gênants du chien — Wrote by admin on Mardi, juin 17th, 2008 @ 16:54

Dans certains élevages les chiots en contact avec des congénères adultes agités et aboyeurs, sont en quelque sorte « préparés » à être agités et aboyeurs aussi par imitation.

Aller visiter les élevages prend ici tout son sens, pour plutôt faire l’acquisition d’un chiot équilibré chez un éleveur où règne une meilleure ambiance.

Charge ensuite à l’acquéreur de ne pas induire ou/et encourager le comportement d’aboiement de son chiot, car c’est au long des premières expériences de vie avec sa famille que le petit animal apprend à vocaliser en fonction de son environnement.

Dès l’acquisition, savoir tempérer tout de suite les premiers aboiements du chiot dès qu’on sonne à la porte ou que le téléphone retentit, se fait principalement en restant soi-même très calme (sans crier pour faire taire le chiot, en courant pour ouvrir ou répondre par exemple !).

Appeler son chiot vers soi pour une friandise ou un jouet est dans maintes circonstances un bon moyen de le détourner rapidement de ses velléités d’aboyer. Le distraire de ses inquiétudes (puisque c’est souvent de craintes qu’il s’agit pour les chiots qui aboient) est bien plus productif que tous les « NON » ! et autres « TAIS TOI » qui semblent figurer autant « d’aboiements » ! Les maîtres agités et bruyants ont souvent des aboyeurs.

Dans le quotidien des jeux et interactions avec le chiot, dès que le jeune animal passe de l’agitation à l’excitation, rompre l’interaction en se détournant ou en s’isolant sont les plus forts moyens de le voir se calmer rapidement, sans nourrir maladroitement son énervement (qui pourrait s’accompagner d’aboiements) avec des ordres lancés en tous sens.

Autant de manières d’agir et gérer ces diverses circonstances qui conduiront progressivement le jeune animal à savoir mieux se contrôler lui-même dans le quotidien de son environnement familial.

Danièle Mirat
Comportementaliste
Spécialiste des rapports hommes - chiens

Quelques achats et aménagements avant l’arrivée du chiot

Classé dans : L'acquisition d'un chiot, Le chiot — Wrote by admin on Mardi, juin 17th, 2008 @ 15:01

Avant l’arrivée du chiot il y a lieu de prévoir quelques équipements : son couchage, quelques jouets adaptés à son âge et à sa morphologie ne présentant aucun risque d’ingestion, une gamelle pour l’eau et une autre pour sa ration alimentaire, un container pour y placer les croquettes (à moins d’une alimentation ménagère), une laisse et un collier à sa taille, une médaille avec votre numéro de téléphone mobile, ainsi que son tatouage ou une mention indiquant qu’il est pucé.

La voiture sera équipée, soit d’une caisse de transport, soit d’une grille de séparation pour le coffre. Toutefois, pour le premier voyage, le chiot prendra place sur les genoux d’un passager à l’arrière afin de le rassurer.

Les clôtures du jardin seront vérifiées et les petits espaces par lesquels il pourrait tenter de se faufiler seront sécurisés.

En appartement, le balcon sera protégé avec un brise-vue par exemple afin qu’il ne puisse pas passer sa tête et se bloquer.

Demandez conseil auprès de votre vétérinaire afin de prévoir la trousse à pharmacie, comme par exemple l’indispensable crochet à tiques.

La carte de tatouage sera rapidement renvoyée à la Société centrale canine pour que le fichier enregistre vos coordonnées cela est crucial en cas de perte de l’animal.

Renseignez vous auprès de votre compagnie d’assurance afin de vérifier que votre animal est bien inclus dans votre contrat habitation et responsabilité civile.

Vous aurez planifié dans la semaine de l’arrivée du chiot un rendez-vous avec le comportementaliste afin de pouvoir installer un bon relationnel dès le départ avec votre nouvel arrivant. Le comportementaliste pourra répondre à toutes vos interrogations sur l’apprentissage de la propreté, de la solitude et la liste est loin d’être exhaustive, il vous accompagnera dans l’évolution de votre chiot.

Cette démarche vous permettra d’anticiper sur des problèmes éventuels. Vous aurez établi avec votre animal une très bonne communication dès ses premiers jours dans votre famille.

Sandrine Otsmane Comportementaliste www.chienchatmodedemploi.com

Acquérire un chiot

Classé dans : Chiens, L'acquisition d'un chiot, Le chiot — Wrote by admin on Mardi, juin 17th, 2008 @ 14:56

La décision est prise, après une réflexion en famille, tout le monde est d’accord pour accueillir un chiot à la maison.

Il faut donc se mettre d’accord sur la race ou le profil de chien qui peut convenir à la famille.

L’esthétique ne doit pas être le seul critère à retenir. Il faut aussi se méfier de certains commentaires trouvés dans des revues spécialisées qui affirment par exemple que telles ou telles races aiment les enfants. Ce n’est pas la race qui détermine la future entente avec les enfants mais bien les conditions d’élevage et aussi ses expériences chez son propriétaire.

Le comportementaliste peut vous accompagner dans votre projet d’adoption, en vous accompagnant à l’élevage ou au refuge.

L’âge légal de départ du chiot de l’élevage est de 8 semaines. A partir de ce moment là, il lui reste de 4 à 6 semaines pour s’adapter au mieux à son environnement tant à l’intérieur de chez lui, qu’à l’extérieur (exemple : la ville), autant dire que le rôle et l’investissement des propriétaires est aussi important que celui de l’éleveur.

Il n’est pas conseillé de prendre un chiot avant ses 7 semaines car un sevrage précoce pourrait avoir des conséquences sur son développement et certaines difficultés peuvent survenir quelques semaines plus tard ou à l’adolescence. Tel que de mauvais autocontrôles par exemple. En effet, de 3 à 8 semaines, le chiot apprend à contrôler ses mâchoires. Au cours des bagarres dans la fratrie, si la morsure est trop forte et fait crier le chiot mordu, la mère, si elle est compétente, vient interrompre l’interaction et sanctionner si nécessaire.

Il n’est pas non plus conseillé de prendre un chiot de plus de 3 mois dans un élevage en milieu calme et sans enrichissements surtout s’il doit habiter en ville par la suite. L’hypostimulation peut engendrer de grandes difficultés d’adaptation aux stimuli de la future cohabitation.

Sandrine Otsmane Comportementaliste
www.chienchatmodedemploi.com

Mon fidel ami © Comportementaliste